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La Manche sous l'Occupation allemande (1940-1944)

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1- La présence allemande dans la Manche

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Carte de l’Occupation dans la Manche du 18 juin 1940 au 15 août 1944 (M. Boivin / CRHQ) Le 18 juin 1940, la Manche, comprise dans la zone nord placée directement sous contrôle allemand, entre dans quatre années d’Occupation. La carte montre que les communes du département ont été différemment concernées par la présence allemande.Cherbourg et les communes côtières, mais encore les centres urbains tels que Saint-Lô, Granville, Avranches, Mortain, ont à subir une occupation plus forte et plus longue que les petites communes rurales de l’intérieur.

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Un soldat allemand place Napoléon à Cherbourg, photographie (ECPA-D, DAA 3035 L 1) Alors qu’un soldat allemand contrôle la circulation, la place Napoléon à Cherbourg est entourée de barbelés. L’agglomération cherbourgeoise, la plus peuplée du département, subit fortement la présence allemande.

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Panneaux indicateurs allemands à Cherbourg, photographie (ECPA-D, DAA 3035 L 15) Non loin du Central-cinéma à Cherbourg,un policier français fait la circulation. Les usagers n’ont plus à leur disposition que des panneaux indicateurs allemands pour s’orienter.

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Les Allemands logés chez l’habitant se plaignent de l’inconfort des habitations et notamment du manque d’eau courante qui les oblige à s’approvisionner aux fontaines publiques, telle celle de Sainte-Mère-Eglise. Soldats allemands à la fontaine de Sainte-Mère-Eglise,

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Soldats allemands en gare d’Avranches, photographie (ECPA-D, DAT 1350 L 9) La gare d’Avranches, comme de nombreuses autres en France, est totalement sous le contrôle allemand.

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Chargement d’une mine navale par des marins allemands au pied de la gare maritime à Cherbourg,photographie Au pied du beffroi de la gare maritime, des marins allemands chargent une mine navale. Les installations portuaires, l’Arsenal et la situation géographique de Cherbourg font que dès juillet 1940, la Kriesgmarine y installe une importante base navale.

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Carte de la zone côtière interdite (M. Boivin / CRHQ) Créée le 20 octobre 1941, la zone côtière interdite comprend tout l’arrondissement de Cherbourg ainsi que la bordure littorale des arrondissements de Coutances et d’Avranches. La population apprend la création de la zone côtière interdite par voie de presse. Sa réglementation est très stricte aussi bien pour les personnes qui y sont domiciliées que pour celles devant s’y rendre.

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Formulaire de demande de laissez-passer pour la zone côtière interdite (Arch. dép. Manche) Jusqu’au 1er octobre 1942, les Manchois de l’extérieur ont pu y pénétrer avec un certificat de domiciliation délivré par le maire de leur résidence. Par la suite, il leur a fallu un laissez-passer. Les motifs de demande d’accès sont divers mais par exemple en cas de mariages, naissances ou décès, seuls les parents les plus proches sont autorisés à y pénétrer.

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A l’intérieur de la zone côtière interdite, les plages ainsi que les terrains situés immédiatement en bordure du littoral sont complètement interdits d’accès et certains sont minés, comme ici à Quinéville. Photographie d’un champ de mines à Quinéville

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Construction d’une alvéole de batterie côtière dans la région de Cherbourg, Photographie (ECPA-D, DAM 522 L 6) Le 23 mars 1942, Hitler lance sa politique de grands travaux de fortification des côtes européennes. Le bétonnage des côtes manchoises commence peu après. Mais ce n’est qu’en 1943 que les travaux de construction du Mur de l’Atlantique s’intensifient. L’Organisation Todt est chargée de l’aménagement de la quasi-totalité des sites. En janvier 1944, près de trente mille personnes travaillent sur ses chantiers manchois, tel celui-ci près de Cherbourg.

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Carte des défenses et forces terrestres allemandes dans la Manche, 6 juin 1944 (M. Boivin / CRHQ) Face à la mer, seuls les environs de Granville, le littoral de la Hague, le port de Cherbourg, transformé en forteresse, et les côtes orientales sont dotées d’un véritable système défensif, composé pour l’essentiel de vingt-cinq batteries d’artillerie côtière.

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Photographie de la batterie de Saint-Marcouf (ECPA – D, DAT 2051 L 19) Ce soldat monte la garde devant l’une des quatre pièces d’artillerie côtière de la batterie de Saint-Marcouf, au printemps 1944.

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A terre, les Allemands disposent d’un régiment de parachutistes basé près de Carentan et d’une brigade russe installée sur le littoral coutançais.Surtout, trois divisions d’infanterie sont déployées dans le département : la 243e, du général Hellmich, sur la côte nord-ouest du Cotentin,la 91e, du général Falley, au centre du Cotentin et la 709e, du général von Schlieben, pour la défense des côtes orientales dont font partie les hommes du lieutenant Juhnke, ici sur la plage de Sainte-Marie-du-Mont. Les défenseurs allemands de la plage de Sainte-Marie-du-Mont,photographie, 20 avril 1944

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A l’arrière du Mur de l’Atlantique, les forces allemandes plantent dans les champs les fameuses “asperges de Rommel”, c’est-à-dire des pieux d’environ trois mètres de haut, souvent reliés par des barbelés, dont le but est de parer à d’éventuels atterrissages de planeurs alliés. Photographie des “asperges” de Rommel

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2- Les contraintes et les ordres allemands modifient la vie des Manchois

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Le 26 juin 1940, le préfet de la Manche rencontre au château de Balleroy le lieutenant général Boettcher, commandant ladivision en chargede la Manche. Ils signent ensemble une convention d’occupation très contraignante pour les Manchois. Celle-ci est ensuite communiquée à la population, ainsi qu’aux diversesadministrations et institutions du département En juin 1940, la Manche se met à l’heure allemande ; la population doit avancer ses montres de deux heures sur l’heure légale française. Elle doit aussi s’accommoder des horaires du couvre-feu. Les heures de couvre-feu dans le département de la Manche, circulaire, 31 décembre 1940 (Arch. dép. Manche)

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Affiche sur le paiement en monnaie allemande Les Allemands quadruplent leur pouvoir d’achat. En effet le mark valant vingt francs, c’est le pillage déguisé, mais organisé, des richesses nationales qui commence.

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Ausweis allemand (Arch. dép. Manche) Cet ausweis, délivré en avril 1944, est représentatif du contrôle allemand sur la circulation des personnes.

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Les réquisitions allemandes vont sensiblement dégrader l’attitude de la population envers l’occupant. Les paysans manchois supportent très mal celles-ci, notamment celles portant sur les chevaux et donnant lieu à des défilés, comme celui-ci dans le Valognais en 1943. Réquisition allemande de chevaux dans le Valognais, photographie, 1943 (Mémorial de Caen)

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Garage de M. François réquisitionné à Saint-Lô, photographie (Arch. dép. Manche) Les enfants de M. François posent devant le garage de leur père réquisitionné “pour les besoins de l’armée allemande” à Saint-Lô.

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Pour dissuader toutes tentatives de sabotages sur les lignes téléphoniques et les voies ferrées, les Allemands font leurs premiers prélèvements de gardes parmi la population civile. Ordre de réquisition individuel pour garde voie(Arch. dép. Manche)

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En juin 1942, pour augmenter le départ de travailleurs volontaires pour l’Allemagne, Pierre Laval invente la Relève, c’est-à-dire l’envoi de trois ouvriers contre le retour d’un prisonnier de guerre français. Si la mesure est bien accueillie dans les foyers qui ont un de leurs membres dans les Stalags, ils ne sont pas plus de mille cinq cents Manchois à partir effectivement travailler dans le Reich. Affiche “La relève commence !”, de propagande en faveur de l'échange de prisonniers contre des travailleurs en Allemagne (Arch. dép. Manche)

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L’échec de la Relève et l’accroissement des exigences allemandes en maind’oeuvre conduisent le gouvernement de Vichy à mettre en place le Service du travail obligatoire (STO). Par la loi du 16 février 1943, tous les jeunes gens nés entre 1919 et 1922 sont requis ; ils sont ainsi trois mille cinq cents Manchois à rejoindre les usines allemandes. Ces deux jeunes de Lithaire, réfractaires au STO, narguent les autorités allemandes en se faisant prendre en photographie devant la Kommandantur locale ; le nombre de réfractaires manchois est estimé à un peu plus de trois mille trois cents personnes. Deux réfractaires au STO à Lithaire,Photographie, 1943 (Collection Rigot) Affichette “Jeunes gens des classes astreintes au STOêtes-vous en règle ?” (Arch. dép. Manche)

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3- les difficultés de la vie quotidienne dans la Manche

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Pendant toute la durée de l’Occupation,des avions alliés passent dans le ciel manchois. Entre le 26 juin 1940 et le 5 juin 1944, ils effectuent plus de six cents bombardements et une centaine de mitraillages. Quatre cent cinq victimes civiles manchoises ont été identifiées.La presse locale ne ménage pas ses critiques à l’égard des actions dévastatrices et meurtrières des Alliés. Article “Les mitraillages de l’aviation alliée”,le Messager de la Manche,31 mars 1944 (Arch. dép. Manche) Voiture allemande en flammes dans les environs de Saint-Lô,photographie, printemps 1944(ECPA-D, DAT 2056 L1) L’aviation alliée ne ménage pas les troupes allemandes dans les derniers mois de l’Occupation. Telle cette voiture allemande en flammes aux alentours de Saint-Lô au printemps 1944, elles sont soumises à un harcèlement constant.

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À partir de juillet 1940, il est rappelé que les prescriptions concernant la Défense passive doivent toujours être rigoureusement observées. La Défense passive est organisée par arrondissements et communes. Les villes importantes sont divisées en secteurs et en îlots. Pour l’exécution des mesures de défense passive, le maire fait appel à des engagés volontaires rémunérés par vacations et pourvus d’un casque,d’un masque, d’un brassard et d’une carte. Groupe de la défense passive de Saint-Lô, photographie (Collection François)

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La sirène symbolise à elle seule la défense passive.Une fois qu’elle donne le signale de l’alerte, il faut rester tranquille, vérifier le camouflage et, si possible,éteindre les lumières ; ouvrir de suite les portes ; s’éloigner des fenêtres de crainte d’éclats. Les passants et les habitants doivent se rendre aussitôt dans les abris. Cependant, ces mesures ne sont pas véritablement respectées par la population manchoise.

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Les membres de la Défense passive doivent principalement orienter la population vers les abris : caves d’immeubles, tranchées creusées dans les espaces publics et privés. Ceux-ci sont largement en nombre insuffisant : à Cherbourg, en janvier 1942, ils ne permettent de recevoir qu’un habitant sur douze et leur conception est plutôt de nature à accroître les pertes civiles en cas de bombardements massifs. Plan de l’abri de l’immeuble 41 rue Loysel à Cherbourg (Arch. dép. Manche)

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Commencée dès 1941 avec les personnes âgées et les enfants du Cotentin, l’évacuation d’une partie de l’agglomération cherbourgeoise vise à mettre la population à l’abri des bombardements et des mitraillages de la RAF. En avril 1943 et en février 1944, deux évacuations partielles des personnes dont l’activité n’est pas indispensable au fonctionnement de la ville sont ordonnées. En juin 1944, il ne reste que dix mille âmes à Cherbourg, qui finissent par être dispersées à leur tour. Affiche Conseils de dispersion (Arch. dép. Manche)

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Ce boucher poussant une charrette remplie de carcasses de viande bovine détient un véritable trésor entre les mains. En effet, la pénurie, due en partie aux réquisitions allemandes, mais aussi à la baisse de la production agricole, touche principalement les denrées alimentaires. Photographie d’un boucher à Cherbourg Scène de la vie quotidienne sous l’Occupation :un homme casse du bois de chauffage à Coutances. Si la pénurie touche en premier lieu les produits alimentaires, elle n’épargne pas les produits manufacturés et l’énergie. Photographie d’un homme cassant du bois à Coutances

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Instauré officiellement à partir de l’été 1940, le rationnement, c’est-à-dire la gestion rationnelle de la pénurie, est une redistribution des ressources alimentaires. Ainsi la population est-elle divisée en huit catégories de consommateurs. Périodiquement, chaque catégorie se voit attribuer des rations de denrées alimentaires en fonctionde ses besoins. Chaque consommateur reçoit tous les mois des tickets de rationnement correspondant à sa catégorie et à une ration. Ces tickets sont nécessaires pour acheter du lait, du beurre,de l’huile, du pain ou encore toutes sortes de produits de consommation courante. Feuille de tickets de rationnement pour le pain (Arch. dép. Manche)

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Article “Le Marché noir”,l’Avranchin, 25 juin 1943 (Arch. dép. Manche) Dans la Manche, le marché noir porte sur presque tout, mais principalement sur les produits alimentaires.Des Manchois le pratiquent en vendant clandestinement leurs produits à des trafiquants “parisiens”. Il est le fait non seulement d’agriculteurs et de commerçants profitant de la pénurie pour vendre des denrées contingentées à des prix élevés, voire très élevés, mais aussi de consommateurs éprouvant des difficultés pour acheter des rations souvent insuffisantes. Les services économiques, policiers et judiciaires de Vichy s’efforcent de lutter contre les différents trafiquants,spéculateurs et contrevenants à la législation économique. Les contrôleurs économiques, tels que Charles Tostain, traquent ces différentes catégories de “profiteurs de guerre”. Carte de contrôleur économique

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L’absence des prisonniers de guerre est en partie compensée par des envois de colis destinés à améliorer le quotidien des Stalags. Ces envois peuvent être faits à titre individuel ou bien, comme c’est le cas en 1942, sous l’égide d’une organisation telle que la Maison du prisonnier. Affichette “Chaleur du corps ; chaleur du coeur !” (Arch. dép. Manche)

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4- La répression allemande

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Les premières mesures répressives touchant la population manchoise sont collectives. En effet, elles font suite aux premiers actes de désobéissance envers l’Occupant allemand, comme des inscriptions injurieuses apparues sur les murs de Granville en juin 1940. L’autorité allemande se contente de menacer de sanctions au cas où le fait se reproduirait. Avis affiché à Granville à la suite d’inscriptions injurieuses, affiche, 2 juillet 1940

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À partir de l’été 1940, de très lourdes amendes sont infligées par l’autorité occupante à plusieurs communes manchoises sur le territoire desquelles ont été commis des sabotages de fils téléphoniques de l’armée allemande ; Cherbourg en février 1941, par exemple, doit s’acquitter d’une amende de six millions de francs. Avis infligeant une amende à la ville de Cherbourg après le sabotage de câbles allemands

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Avis allemand après l’attentat de la rue des Noyers à Saint-Lô, le Messager de la Manche, février 1944 En février 1944, suite à un attentat contre un soldat allemand, rue des Noyers à Saint-Lô, la ville subit de nombreuses sanctions, notamment la prise en otage de civils.

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Le nombre des déportés manchois identifiés s’élève à trois cent quarante ; ce qui représente environ un déporté pour mille deux cent quatrevingt-dix habitants. Plus de la moitié des déportés manchois n’est pas rentré des camps d’Auschwitz, Buchenwald, Dachau, Oranienburg-Sachsenhausen et Natzwiller, qui constituent les destinations les plus fréquentes. Carte des principaux lieux de déportation des Manchois (M. Boivin ; CRHQ)