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CONNAISSANCES ET CHANGEMENTS EN SANTÉ : 

CONNAISSANCES ET CHANGEMENTS EN SANTÉ Séminaire de doctorat, PLU 6048, Automne 2009 JEAN-LOUIS DENIS Chaire FCRSS/IRSC: Transformation et gouverne des organisations de santé Pascale Lehoux Chaire de recherche du Canada: Innovations en santé Département d’administration de la santé & IRSPUM Université de Montréal

COURS #1 : 

COURS #1 Objectifs et contenu du séminaire Méthodes pédagogiques Contexte de transformation des pratiques de recherche et d’intervention La réflexivité dans les pratiques de recherche et d’intervention

OBJECTIFS : 

OBJECTIFS De façon générale, le séminaire vise à développer chez les participants et participantes une compréhension des enjeux dans la recherche d’une interface plus étroite entre communautés scientifiques et communautés de pratique

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES : 

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES À la fin de ce séminaire, les participantes sauront : Définir l’interface entre pratiques et connaissances selon différents paradigmes scientifiques Analyser le rôle de la réflexivité et de la normativité dans la production des connaissances, la formulation des prescriptions scientifiques et les pratiques managériales et cliniques Développer un regard critique et pragmatique sur le rôle de la connaissance scientifique dans les domaines de la formulation des politiques, du management et de la pratique clinique.

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES (suite) : 

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES (suite) Illustrer et analyser le potentiel de différentes stratégies pour accroître les échanges entre communautés scientifiques et communautés de pratique Définir et analyser différents modes de production des connaissances et leurs rapports avec les communautés de pratique Définir et comprendre l’évolution des politiques scientifiques en regard de l’applicabilité des connaissances et leur impact sur le travail de recherche

UNE MÉTHODE PÉDAGOGIQUE FONDÉE SUR UNE ANALYSE ATTENTIVE DES TEXTES, DES SCÉANCES MAGISTRALES, DES EXERCICES D’APPLICATION ET DES DISCUSSIONS EN PLÉNIÈRES. : 

UNE MÉTHODE PÉDAGOGIQUE FONDÉE SUR UNE ANALYSE ATTENTIVE DES TEXTES, DES SCÉANCES MAGISTRALES, DES EXERCICES D’APPLICATION ET DES DISCUSSIONS EN PLÉNIÈRES.

TROIS MÉTHODES D’ÉVALUATION : 

TROIS MÉTHODES D’ÉVALUATION Commentaires écrits sur deux articles (Travail individuel: 2 X 15%=30%) Exercice – Analyse d’une politique de financement de la recherche (Travail individuel: 25%) Une étude de cas (Travail en équipe: 45%)

LE POURQUOI DU SÉMINAIRE: LA TRANSFORMATION DES PRATIQUES DE RECHERCHE ET D’INTERVENTION : 

LE POURQUOI DU SÉMINAIRE: LA TRANSFORMATION DES PRATIQUES DE RECHERCHE ET D’INTERVENTION

D’UN POINT DE VUE THÉORIQUE : 

D’UN POINT DE VUE THÉORIQUE Postulat: les connaissances favorisent le développement des pratiques Quatre rapports entre connaissances et pratiques: Les connaissances dictent les pratiques Les connaissances sont assimilées par les pratiques Les connaissances et les pratiques s’accommodent mutuellement Les connaissances sont rejetées ou ignorées (adapté de Charue-duboc, 1995; Lozeau, Langley, Denis, 2001)

TROIS POSTULATS SUR LES LIENS ENTRE CONNAISSANCE ET PRATIQUE : 

TROIS POSTULATS SUR LES LIENS ENTRE CONNAISSANCE ET PRATIQUE Les pratiques sont contextualisées. La recherche ne vise pas principalement à fournir des prescriptions immédiates et universelles pour l’action. L’incertitude quant à la prise de décisions dans les domaines de l’action publique et à la nature hétérogène et non univoque des données/évidences produites par la recherche militent en faveur d’un modèle conceptuel d’utilisation des connaissances (« modèle de l’Enlightenment », Weiss, 1979 ).

TROIS POSTULATS SUR LES LIENS ENTRE CONNAISSANCE ET PRATIQUE : 

TROIS POSTULATS SUR LES LIENS ENTRE CONNAISSANCE ET PRATIQUE Le modèle conceptuel d’utilisation des connaissances propose qu’une approche réaliste de la mobilisation des connaissances scientifiques par des praticiens/décideurs consiste à influencer la représentation qu’ils se font de problèmes pratiques et des solutions qu’ils peuvent apporter. Pour accroître la pertinence et l’applicabilité des résultats de recherche, il y a un besoin de développer et d’investir dans des stratégies d’interactions entre le monde scientifique et le monde de la pratique.

POURQUOI S’INTÉRESSER AUX LIENS ENTRE CONNAISSANCES ET CHANGEMENTS? : 

POURQUOI S’INTÉRESSER AUX LIENS ENTRE CONNAISSANCES ET CHANGEMENTS? La valorisation des données probantes dans les domaines de la clinique, de la gestion et des politiques Les politiques de financement de la recherche (défunt CQRS, FQRSC, CRSH, FCRSS, FRSQ, IRSC) Croissance des travaux scientifiques sur des problèmes touchant le domaine de l’utilisation des connaissances: Les déterminants de l’utilisation des connaissances Les enjeux dans l’institutionnalisation de l’utilisation des connaissances L’analyse des formes de connaissance et de leurs dynamiques d’interaction/conditions de production et de diffusion

CONNAISSANCE ET GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS ET DES ORGANISATIONS : 

CONNAISSANCE ET GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS ET DES ORGANISATIONS ” By governing we mean all those activities of social, political and administrative actors that can be seen as purposeful efforts to guide, steer, control or manage (sectors or facets of) societies. By « governance » we mean the patterns that emerge from governing activities of social, political and administrative actors.” (Kooiman, 1993).

CONNAISSANCES ET GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS ET DES ORGANISATIONS : 

CONNAISSANCES ET GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS ET DES ORGANISATIONS Deux perspectives dans l’analyse des formes de gouverne (voir Chevalier, 1996): 1) centrée sur l’efficacité et l’adaptabilité des modes d’exercice de l’autorité en société Selon cette approche, les transformations dans la régulation d’un champs social donné ou des institutions sont rationnelles et ne se sont pas sujettes à de fortes controverses

CONNAISSANCES ET GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS ET DES ORGANISATIONS : 

CONNAISSANCES ET GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS ET DES ORGANISATIONS 2) centrée sur l’analyse des liens entre l’évolution des modes de gouverne et l’évolution des rapports de pouvoir en société. Selon cette approche, les transformations dans les modes de gouverne témoignent de changements profonds de nature idéologique, politique et institutionnel et peuvent être l’objet de fortes controverses.

UN APPEL POUR UNE MOBILISATION ACCRUE… : 

UN APPEL POUR UNE MOBILISATION ACCRUE… …DES CONNAISSANCES POUR LE CHANGEMENT SOCIAL ET ORGANISATIONNEL

LES IDÉAUX DE « L’EXPERIMENTING SOCIETY » (Campbell, 1971) : 

LES IDÉAUX DE « L’EXPERIMENTING SOCIETY » (Campbell, 1971) Une société active Une société honnête: ouverte au test de réalité Une société non-dogmatique Une société scientifique Une société imputable et « contestable » Une société décentralisée Une société idéaliste sur le plan des moyens et des finalités Une société volontariste et équitable

UNE VALORISATION DE LA PORTÉE INSTRUMENTALE DE LA SCIENCE : 

UNE VALORISATION DE LA PORTÉE INSTRUMENTALE DE LA SCIENCE « Les travaux des sciences sociales le reconnaissent et les politiques des états tentent partout aujourd’hui d’en tirer les conséquences pratiques: la science, la technologie et l’innovation, dans notre monde en rapide mutation, s’affirment comme des facteurs centraux du progrès économique, de la création de richesse et de l’amélioration du niveau de vie des collectivités. » (Politique québécoise de la science et de l’innovation, 2001)

LA TRANSFORMATION DES POLITIQUES SCIENTIFIQUES : 

LA TRANSFORMATION DES POLITIQUES SCIENTIFIQUES « À la différence des premières politiques scientifiques qui tenaient pour allant de soi les retombées pratiques de la recherche, les politiques contemporaines en matière de science et d’innovation s’attachent à faciliter la réalisation du processus très complexe de l’innovation. » (Politique québécoise de la science et de l’innovation, 2001)

L’ÉVALUATION ET L’UTILISATION DES CONNAISSANCES : 

L’ÉVALUATION ET L’UTILISATION DES CONNAISSANCES « …In recent years evaluators have come to pay more attention to the prospects that evaluation can contribute to organizational learning. Organizational learning is often a slow incremental affair, punctuated with occasional spurts of change » (Weiss, 1998).

UNE ATTENTION PORTÉE À LA CONTEXTUALISATION DES CONNAISSANCES : 

UNE ATTENTION PORTÉE À LA CONTEXTUALISATION DES CONNAISSANCES « la prise de décisions fondées sur des données probantes consiste simplement à recueillir les informations les plus sûres, de sorte que la meilleure décision possible soit prise, compte tenu des valeurs et de la situation des décideurs » (Forum national sur la santé, 1997)

UNE COMPÉTITION POUR LA LÉGITIMITÉ DE DIFFÉRENTES FORMES DE CONNAISSANCE : 

UNE COMPÉTITION POUR LA LÉGITIMITÉ DE DIFFÉRENTES FORMES DE CONNAISSANCE « The social validation of knowledge through mastery of the world puts the stress on manipulative knowledge. But knowledge can also serve another purpose, which is the construction of satisfying images of the world. Such knowledge, which is pursued primarily for the world view that it opens up, may be called appreciative knowledge. » (J. Friedman, Planning in the public domain, 1987).

DES CHANGEMENTS DANS L’APPRÉCIATION DE LA PRODUCTION ACADÉMIQUE ET SCIENTIFIQUE : 

DES CHANGEMENTS DANS L’APPRÉCIATION DE LA PRODUCTION ACADÉMIQUE ET SCIENTIFIQUE «Since the late 1960’s the humanities have been neglected , downgraded, and forced to retrench, all as other areas of higher education have grown in numbers, wealth, and influence…what they call the new « market-model university », in which subjects that make money, study money, or attract money are given priority » (Engell & Dangerfield in the Atlantic Monthly, March, 2000).

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION : 

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION « On ne peut nier les avantages techniques incontestables de cette évolution comme dans n’importe quelle autre entreprise ayant à la fois les caractères capitaliste et bureaucratique. Mais le nouvel « esprit » est bien différent de la vieille atmosphère historique des universités allemandes. Il y a un abîme, extérieurement et intérieurement, entre le chef de cette sorte de grande entreprise universitaire capitaliste et l’habituel professeur titulaire du vieux style » (Weber, 1919).

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION : 

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION « La « rationalisation » croissante de la société est liée à l’institutionnalisation du progrès scientifique et technique. Dans la mesure où la science et la technique s’introduisent dans les sphères institutionnelles de la société et où, par là, elles transforment les institutions elles-mêmes, les anciennes légitimations se trouvent détruites…dans l’esprit d’une telle rationalité, la « rationalisation » des conditions d’existence est synonyme de l’institutionnalisation d’une domination qui n’est plus reconnue comme domination politique » (Habermas, 1968).

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION : 

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION « Quand on a adopté cette perspective, il n’est pas étonnant que la fonction critique de l’université soit totalement occultée. Il fut un temps où l’on accordait une grande importance à cette mission qu’a l’université de débusquer les idéologies dominantes, les modes de l’heure, les intérêts cachés sous les « priorités » nationales. On n’ose certainement plus aujourd’hui rappeler aux universités qu’elles ont déjà eu ce rôle… » (Rocher, Le Devoir, 1999).

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION : 

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION « Mais au-delà de l’université, c’est toute la question du rôle de l’état en tant que moteur du développement qui est objet de débat. Plus précisément, c’est la question de la transformation de l’état-providence (dont l’université québécoise de 1965 à 1990 est le produit typique) en un état « partenaire » » (Lesemann,2001)

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION : 

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION « Cette référence à la « société du savoir» définit non seulement de nouveaux objectifs pour l’université, mais aussi de nouveaux thèmes de recherche de moins en moins auto-référencés et de moins en moins directement construits à partir ou en fonction de corpus de connaissances disciplinaires, une nouvelle façon de faire de la recherche et de la formation, de nouveaux rapports avec les inspirateurs, ou les commanditaires, ou encore les utilisateurs, autant de catégories que l’on rassemble sous le vocable commode de « partenaires » de la recherche. (Lesemann,2001)

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION : 

LA TRANSFORMATION DE L’UNIVERSITÉ EN TANT QU’INSTITUTION La transformation des structures, des politiques et des règles qui régissent les milieux scientifiques ont des conséquences importantes: sur l’institution et la carrière universitaire sur l’attention que portent les organisations et les milieux de pratique au « monde de la recherche » sur les pratiques de recherche et les modes de production des connaissances sur les critères d’appréciation d’une connaissance légitime et utile Ces changements donnent lieu à des controverses qui seront explorés tout au long du séminaire

Éléments d ’analyse : 

Éléments d ’analyse Sous quelles conditions et pourquoi les praticiens et les organisations vont-ils s ’intéresser aux connaissances? Sous quelles conditions et pourquoi les scientifiques miseraient sur des relations plus étroites avec les praticiens et les organisations? Est-il souhaitable et possible d ’institutionnaliser les relations entre les communautés scientifiques et de pratique? Quelles sont les stratégies susceptibles de rendre significatifs les résultats de recherche pour les praticiens et les organisations? Sous quelles conditions et selon quelles perspectives le projet d ’une gouvernance de la société par le « savoir » est-il légitime?

LA RÉFLEXIVITÉ DANS LES PRATIQUES DE RECHERCHE ET D’INTERVENTION : 

LA RÉFLEXIVITÉ DANS LES PRATIQUES DE RECHERCHE ET D’INTERVENTION

OBJECTIFS : 

OBJECTIFS Comprendre la nature et le rôle de la réflexivité dans le développement des pratiques professionnelles Comprendre les dimensions collectives de la réflexivité Comprendre la nature et le rôle de la réflexivité dans le développement des pratiques de recherche

DÉFINITIONS DE LA RÉFLEXIVITÉ : 

DÉFINITIONS DE LA RÉFLEXIVITÉ

RÉFLEXIVITÉ : 

RÉFLEXIVITÉ «At the same time that the inquirer tries to shape the situation to his frame, he must hold himself open to the situation’s back-talk. He must be willing to enter into new confusions and uncertainties…His choices become more committing; his moves, more nearly irreversible… » (Schön, 1983:164)

RÉFLEXIVITÉ : 

RÉFLEXIVITÉ « If common sense recognizes knowing-in-action, it also recognizes that we sometimes think about what we are doing » (Schon, 1983:54) « The dilemma of rigor or relevance may be dissolved if we can develop an epistemology of practice which places technical problem solving within a broader context of reflective inquiry, shows that reflection-in-action may be rigorous in its own right, and links the art of practice in uncertainty and uniqueness to the scientist’s art of research » (Schon, 1983: 60) « la connaissance théorique doit nombre de ses propriétés au fait que les conditions de sa production ne sont pas celles de la pratique » (Bourdieu, 1992)

RÉFLEXIVITÉ : 

RÉFLEXIVITÉ «Bourdieu est intensément préoccupé par la signification morale et politique de la sociologie…du point de vue de l’individu, il forge des outils pour distinguer les zones de nécessité des zones de liberté. » (Wacquant, 1992)

SCHÖN ET LE PRATICIEN RÉFLEXIF:UNE ÉPISTÉMOLOGIE ALTERNATIVE DE LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE : 

SCHÖN ET LE PRATICIEN RÉFLEXIF:UNE ÉPISTÉMOLOGIE ALTERNATIVE DE LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE

PRATIQUE: RENCONTRE ENTRE DEUX ÉPISTÉMOLOGIES!! : 

PRATIQUE: RENCONTRE ENTRE DEUX ÉPISTÉMOLOGIES!!

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Rationalité technique, structuration des savoirs et pratiques professionnelles: Systématisation des connaissances Spécialisation des connaissances Standardisation des pratiques par des connaissances abstraites et pré-déterminées.

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Rationalité technique et structuration des pratiques professionnelles: Connaissance programmée Hiérarchie savoirs/habiletés Hiérarchie chercheurs/praticiens Connaissance généralisable

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES La rationalité technique suppose une certitude sur les finalités et un lien instrumental serré entre moyens et fins.

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Pour la rationalité technique, la méthode expérimentale est le mode par excellence de résolution d’un problème instrumental.

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DOMINANTEDES PRATIQUES PROFESSIONNELLES La rationalité technique limite les accommodements entre rigueur et pertinence.

L’ÉPISTÉMOLOGIE DE LA PRATIQUE - CONSTRUCTION DES PROBLÈMES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DE LA PRATIQUE - CONSTRUCTION DES PROBLÈMES Définition du problème est un enjeu en soit pour le professionnel Construction du problème est locale et contingente Le problème doit ouvrir sur une représentation cohérente et gérable de la situation La définition du problème est dynamique et continue

L’ÉPISTÉMOLOGIE DE LA PRATIQUE – UNE ÉPISTÉMOLOGIE « INVERSÉE »! : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DE LA PRATIQUE – UNE ÉPISTÉMOLOGIE « INVERSÉE »! LA CONSTRUCTION DU PROBLÈME PRÉCÈDE ET REND POSSIBLE LA MOBILISATION DES CONNAISSANCES TECHNIQUES.

L’ÉPISTÉMOLOGIE DE LA PRATIQUE - CONSTRUCTION DES PROBLÈMES : 

L’ÉPISTÉMOLOGIE DE LA PRATIQUE - CONSTRUCTION DES PROBLÈMES La co-existence de différentes perspectives professionnelles quant à la définition des problèmes rend problématique la mobilisation de connaissances techniques spécifiques.

« I have said that to solve a problem is to kill it. There is nothing wrong with killing a convergent problem…Divergent problems cannot be killed; they cannot be solved in the sense of establishing a correct formula; they can, however, be transcended » (Schumacher, 1977:126). : 

« I have said that to solve a problem is to kill it. There is nothing wrong with killing a convergent problem…Divergent problems cannot be killed; they cannot be solved in the sense of establishing a correct formula; they can, however, be transcended » (Schumacher, 1977:126).

LE DILEMME DU PRATICIEN RÉFLEXIF : 

LE DILEMME DU PRATICIEN RÉFLEXIF La pratique professionnelle commande une application de savoirs convergents à des situations divergentes. Ce processus de traduction et d’invention implique l’émergence d’une épistémologie alternative de la pratique.

LOGIQUE D’APPRENTISSAGE DU PRATCIEN RÉFLEXIF : 

LOGIQUE D’APPRENTISSAGE DU PRATCIEN RÉFLEXIF L’interrogation sur la pratique: Quelles sont les caractéristiques d’une situation qui la rendent familière? Quels sont les critères à la base de mon jugement pour attester du caractère problématique d’une situation? Quelles sont les compétences et les savoirs qui peuvent me permettre d’agir sur une situation jugée problématique?

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF : 

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF Connaissance tacite comme matériel de base: Actions, représentations, jugements actualisés sans questionnements Apprentissages non explicites Connaissances intériorisées Réflexivité – interroger et mobiliser explicitement les connaissances tacites dans des situations concrètes

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF : 

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF Processus déclencheurs/facilitateurs de la réflexivité (Schön, Feldman): Surprise Écart p/r performance attendue Réflexion délibérée sur interactions performance, processus organisationnels et connaissances tacites Reconstruire la pratique devant des problèmes ou des situations déstabilisantes Expérimentations

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF : 

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF Conditions pour l’exercice de la réflexivité: Expérimentation: autonomie dans la définition du problème Expérimentation doit produire la confiance Critères endogènes d’appréciation de l’utilité des « connaissances »: Est-ce que je peux résoudre le problème que j’ai formulé? Est-ce que je suis en mesure d’apprécier les retombées de ma démarche? Est-ce que j’ai contribué à la cohérence/maîtrise apparente de la situation? Est-ce que je suis en accord avec mes valeurs et convictions théoriques? Est-ce que je suis en mesure de maintenir une attitude de recherche?

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF : 

APPRENTISSAGE DU PRATICIEN RÉFLEXIF Caractéristiques d’un processus réflexif: Théorie du cas unique formulée par le praticien augmente le répertoire de représentations/expérimentations Apprentissage dépend de l’action concrète sur une situation Test d’une hypothèse=action pour modifier la situation et atteindre une solution satisfaisante Hypothèse est toujours une hypothèse d’action Praticien met à l’épreuve sa capacité d’influencer une situation/logique d’affirmation et d’exploration plutôt que confirmation

La réflexivité organisée: modèle de la communauté de pratique (Wenger, 1998; Gabbay, le May & colls., 2003; 2004)) : 

La réflexivité organisée: modèle de la communauté de pratique (Wenger, 1998; Gabbay, le May & colls., 2003; 2004)) Connaissance appartient à des acteurs situés dans la pratique Communautés de pratique (C.P.) se forment à partir de disciplines, problèmes ou situations communes Trois dimensions à la C.P.: un domaine partagé, une identification des membres de la communauté, un répertoire de pratiques visibles et partagées C.P. = engagement mutuel à générer et appliquer des connaissances

C.P. & utilisation des connaissances : 

C.P. & utilisation des connaissances Résultats des recherches sont une ressource pour les C.P. (Gabbay & Le May, 2004) Processus délibéré d’animation et de recherche (« inquiry ») contribue à consolider et dynamiser la C.P. Les acteurs vont mesurer l’utilité des connaissances scientifiques par rapport aux exigences de leur pratique

C.P. & utilisation des connaissances : 

C.P. & utilisation des connaissances Praticiens = gestionnaires de la connaissance Partage d’expériences entre praticiens produit un lien social particulier au service de l’apprentissage Modèle incrémental de changement des pratiques

CONCLUSION – PRATICIEN RÉFLEXIF : 

CONCLUSION – PRATICIEN RÉFLEXIF Mode d’apprentissage du praticien se distingue de la démarche scientifique dans son sens positiviste Les connaissances scientifiques sont un input parmi d’autres dans la définition et la transformation des pratiques Le chercheur/la recherche peut contribuer à la dynamique réflexive du praticien (et l’inverse!) Le contexte organisationnel influence la réflexivité du praticien.

Réflexivité et recherche scientifique : 

Réflexivité et recherche scientifique

L’AUTONOMIE PRÉSUMÉE DU CHAMP SCIENTIFIQUE (Bourdieu,1975, 2001) : 

L’AUTONOMIE PRÉSUMÉE DU CHAMP SCIENTIFIQUE (Bourdieu,1975, 2001) Les notions de vérités logiques et d’historicité sont compatibles Le champ scientifique est d’autant plus autonome qu’il peut assurer sa reproduction sans interférences externes (i.e. sans valorisation d’autres règles que celles de la science)

« Le fait que les producteurs tendent à n’avoir pour clients que leurs concurrents à la fois les plus rigoureux et les plus vigoureux, les plus compétents et les plus critiques, donc les plus enclins et les plus aptes à donner toute sa force à leur critique, est pour moi le point archimédien sur lequel on peut se fonder pour rendre raison scientifiquement de la raison scientifique » (Bourdieu, 2001: 108). : 

« Le fait que les producteurs tendent à n’avoir pour clients que leurs concurrents à la fois les plus rigoureux et les plus vigoureux, les plus compétents et les plus critiques, donc les plus enclins et les plus aptes à donner toute sa force à leur critique, est pour moi le point archimédien sur lequel on peut se fonder pour rendre raison scientifiquement de la raison scientifique » (Bourdieu, 2001: 108).

« La science sociale est donc particulièrement exposée à l’hétéronomie du fait que la pression externe y est particulièrement forte et que les conditions internes de l’autonomie sont difficiles à instaurer…les dominés scientifiquement sont en effet les plus enclins à se soumettre aux demandes externes… » (Bourdieu, 2001: 171). : 

« La science sociale est donc particulièrement exposée à l’hétéronomie du fait que la pression externe y est particulièrement forte et que les conditions internes de l’autonomie sont difficiles à instaurer…les dominés scientifiquement sont en effet les plus enclins à se soumettre aux demandes externes… » (Bourdieu, 2001: 171).

Pour Bourdieu, la coopération des milieux scientifiques avec des milieux de pratique ne doit donc pas se faire au détriment du maintien d’une spécificité et d’une autonomie forte de la science. La coopération ne doit pas affaiblir la portée des règles du jeu de la concurrence scientifique qui sont garantes de son autonomie et de sa valeur ajoutée. : 

Pour Bourdieu, la coopération des milieux scientifiques avec des milieux de pratique ne doit donc pas se faire au détriment du maintien d’une spécificité et d’une autonomie forte de la science. La coopération ne doit pas affaiblir la portée des règles du jeu de la concurrence scientifique qui sont garantes de son autonomie et de sa valeur ajoutée.

Question? : 

Question? Les conceptions de la réflexivité proposées par Schön et Bourdieu sont-elles réconciliables?

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