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La Guerre Froide:

La Guerre Froide Conflit idéologique, conflit de puissances

En quoi la Guerre Froide est-elle à la fois un conflit idéologique et un conflit de puissances ?:

En quoi la Guerre Froide est-elle à la fois un conflit idéologique et un conflit de puissances ? Comment la ville de Berlin, la crise de Cuba et la guerre du Vietnam traduisent-elles les modalités et les enjeux de ce conflit ?

A. Pourquoi la Guerre Froide ?:

A . Pourquoi la Guerre Froide ? Comment est-on passé de la « Grande Alliance » à la méfiance puis à l’antagonisme réciproque ?

La chute de l’Allemagne en 1945:

La chute de l’Allemagne en 1945 « Poignée de main sur l’Elbe », 27 avril 1945

Centre de Berlin, mai 1945:

Centre de Berlin, mai 1945

Les zones d’occupation alliées en Allemagne et à Berlin:

Les zones d’occupation alliées en Allemagne et à Berlin Conférences de Yalta (Février 1945) et Potsdam (Juillet-Août 1945)

De l’alliance à la méfiance:

De l’alliance à la méfiance « Ce qui m'inquiète le plus, c'est ceci : quand un pays commence à étendre son influence par le moyen de la force au-delà de ses frontières, sous le prétexte de la sécurité, il est très difficile de voir comment on peut fixer une ligne d'arrêt. Si l'on admet que l'Union soviétique a le droit de pénétrer chez ses voisins immédiats pour assurer sa sécurité, on ne voit pas pourquoi elle ne pénétrerait pas, le moment venu, chez le voisin suivant. Où s'arrête ce mouvement ? » William Averell Harriman, ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, 1945 « Un gouvernement librement élu dans n'importe lequel de ces pays serait anti-soviétique, et cela nous ne pouvons pas le permettre. » Citation attribuée à Staline à la conférence de Potsdam

George Orwell, 19 octobre 1945:

George Orwell, 19 octobre 1945 « [...] C’est un lieu commun que d’affirmer que l’histoire de la civilisation est dans une large mesure celle des armes. […] Les époques où l’arme dominante est coûteuse ou difficile à produire tendent à être des époques de despotisme, alors que, lorsque l’arme dominante est simple et peu coûteuse, les gens ordinaires ont leur chance. […] En 1939, il n’y avait déjà plus que cinq Etats capables de livrer une guerre à grande échelle, et il n’y en a maintenant plus que trois – et peut-être seulement deux en définitive. […] La perspective qui s’offre à nous est donc celle de deux ou trois super-États monstrueux, possédant chacun une arme permettant d’anéantir en quelques secondes des millions d’individus, et qui se partageront le monde. [… ] Mais supposons - et c’est l’évolution la plus vraisemblable - que les grandes nations qui subsistent s’engagent, par un accord tacite, à ne jamais utiliser la bombe atomique l’une contre l’autre ? […] Aucun d’eux n’étant capable de vaincre les autres, il est probable qu’ils continueront de se partager la domination du monde, et il est difficile de concevoir comment cet équilibre pourrait être rompu […] Si la bombe atomique […] est, comme il semble que ce soit le cas, un objet rare et coûteux aussi difficile à produire qu’un cuirassé, il est plus vraisemblable qu’elle ne mettra un terme aux conflits à grande échelle qu’en perpétuant indéfiniment une « paix qui n’est pas la paix ». «  Pourquoi ne pouvons-nous pas travailler dans un climat de confiance mutuelle ?  » - dessin du caricaturiste britannique David Low, 30 Octobre 1945

Le « Long Télégramme » de George Kennan, Février 1946:

Le « Long Télégramme » de George Kennan, Février 1946 « ...On en est arrivé à insister principalement sur les idées les plus spécifiquement rattachées au régime soviétique : à sa position de seul régime véritablement socialiste dans un monde obscur et égaré, et à ses relations avec ce monde. La première de ces idées est celle de l’antagonisme inné entre le capitalisme et le socialisme. [...] Elle a de graves conséquences pour la conduite de la Russie en tant que membre d’une société internationale. Elle fait que Moscou ne peut jamais supposer avec sincérité une communauté de buts entre l’Union soviétique et les puissances considérées comme capitalistes. Moscou doit invariablement supposer que les buts du monde capitaliste sont opposés à ceux du régime soviétique et aux intérêts des peuples qu’il contrôle. Si le gouvernement soviétique signe occasionnellement des documents qui pourraient indiquer le contraire, il faut y voir une manœuvre tactique permise quand on traite avec l’ennemi (qui est sans honneur) et qui doit être admise comme étant de bonne guerre. [...] Ceci nous amène à la seconde des idées importantes pour la compréhension de la perspective soviétique contemporaine : c’est l’infaillibilité du Kremlin. La conception soviétique du pouvoir, qui n’autorise aucun foyer d’organisation en dehors du Parti, exige que la direction du Parti demeure en théorie l’unique dépositaire de la vérité. [...] La discipline de fer du parti repose sur ce principe d’infaillibilité […] Mais, pour en comprendre les effets, il est indispensable de tenir compte d’un troisième facteur : le fait que les dirigeants sont libres de soutenir n’importe quelle thèse que, pour des raisons tactiques, ils trouvent utile à leurs fins à un moment donné, et qu’ils peuvent exiger l’acceptation aveugle et fidèle de cette thèse de la part des membres du mouvement dans sa totalité. [...] D’après ce qui vient d’être exposé, il apparaît clairement que la pression soviétique contre les libres institutions du monde occidental peut être contenue par l’adroite et vigilante application d’une force contraire sur une série de points géographiques et politiques continuellement changeants, correspondant aux changements et aux manœuvres de la politique soviétique, mais qu’il est impossible de nier l’existence de cette pression et de la supprimer par le seul effet des paroles. [...] »

Le discours de Fulton, 5 mars 1946:

Le discours de Fulton, 5 mars 1946 « De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. Derrière cette ligne se trouvent toutes les capitales des anciens États de l'Europe centrale et orientale. Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sofia, toutes ces villes célèbres et les populations qui les entourent se trouvent dans ce que je dois appeler la sphère soviétique, et toutes sont soumises, sous une forme ou sous une autre, non seulement à l'influence soviétique, mais aussi à un degré très élevé et, dans beaucoup de cas, à un degré croissant, au contrôle de Moscou. Seule Athènes - la Grèce et ses gloires immortelles - est libre de décider de son avenir dans des élections contrôlées par des observateurs britanniques, américains et français. Le gouvernement polonais dominé par la Russie a été encouragé à empiéter largement et de façon illégitime sur l'Allemagne, et nous assistons actuellement à des expulsions massives de millions d'Allemands dans une mesure atroce et inimaginable. Les partis communistes, qui étaient très faibles dans tous ces États de l'Est européen, se sont vu élevés à une prédominance et un pouvoir bien au-delà de leur importance numérique et cherchent partout à accéder à un contrôle totalitaire. Des gouvernements policiers dominent dans presque tous les cas et, jusqu'à présent, à l'exception de la Tchécoslovaquie, il n'y a pas de vraie démocratie. » « Monsieur Churchill a déclaré la guerre à l’URSS », Staline, Pravda , 14 mars 1946

Le modèle américain:

Le modèle américain

Le modèle Américain : l’American Way of Life:

Le modèle Américain : l’American Way of Life

Le modèle idéologique américain:

Le modèle idéologique américain Les mythes fondateurs   Déclaration d’Indépendance / Révolution américaine / guerre d’Indépendance ( 1776 – 1983 )  Constitution des Etats-Unis (ratifiée en 1787, appliquée en 1789 et toujours en vigueur depuis) George Washington = premier président des Etats-Unis (1789 – 1797)  Mythe de la frontière et du pionnier au XIXe siècle ; « destinée manifeste », « chaque pas qui [nous] fait avancer dans la voie de l’indépendance nationale semble porter la marque de l’intervention providentielle » (G. Washington) - mais Etat laïque. Une démocratie libérale   Démocratie libérale : système politique dans lequel le peuple est souverain + libertés individuelles garanties  ; Etat fédéral : 50 Etats aujourd’hui - grande autonomie mais abandonnent leurs pouvoirs au gouvernement fédéral pour les questions nationales (monnaie, économie nationale, diplomatie, etc.) ; Séparation des pouvoirs stricte : législatif → Congrès (2 chambres ) / exécutif → président  ; Régime présidentiel mais limites : impeachment , Congrès vote crédits fédéraux, etc. Un système reposant sur le capitalisme libéral   $ : symbole du capitalisme libéral  → l’Etat garantit les libertés individuelles et les droits des citoyens, notamment le droit de propriété. → moyens de production et d’échange considérés comme propriétés privées. Ceux qui les possèdent peuvent donc rechercher le profit (capitalisme) dans le cadre le la libre concurrence (libéralisme), l’Etat intervenant le moins possible dans ce domaine. Force d’attraction du modèle     Dès les origines, USA se voient comme un modèle universel, notamment politique (démocratie libérale), mais aussi«  terre promise » (immigration) ; Séduction de l ’American Way of Life qui se diffuse à l’occasion de l’augmentation des échanges entre les Etats-Unis et ses Alliés. (Mais limites du modèle dans le domaine social (pauvreté, discrimination). Diffusion du modèle       Importance du dollar partout dans le monde, le modèle américain se diffuse et s’exporte auprès de ses Alliés et partout sur la planète via le commerce international ; Cette diffusion reflète une certaine domination américaine (diplomatie du dollar) : commerce international, libéralisé dans le cadre du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade), contrôlé par FMI (Fonds Monétaire International) et Banque Mondiale → situation prééminente des USA / Partenaires, a lliés des Etats-Unis & reste du monde souvent dans une situation de dépendance.

Le modèle soviétique:

Le modèle soviétique

Le modèle soviétique:

Le modèle soviétique

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Le modèle soviétique Les mythes fondateurs   Lénine (1870 – 1924 ) Révolutions russes de février 1917 et d’octobre 1917  Création de l’Etat fédéral d’URSS en 1922. Une dictature encadrant strictement la société   Dictature au nom du peuple, censée être une étape afin d’instaurer une société sans classes ; Dictature reposant sur un parti unique (parti communiste), qui contrôle l’Etat ; Culte de la personnalité (du secrétaire général du parti) : Staline secrétaire général de 1922 à 1953 A la mort de Staline, son successeur, Nikita Khrouchtchev le dénonce en 1956 lors du XXe Congrès du parti, ce qui explique que le culte de la personnalité se reporte sur Lénine (fondateur de l’URSS) après cette date (le billet date de 1991) ; KGB (à partir de 1954) / Goulag Une économie étatisée   Economie collectivisée (biens et moyens de production) ; Plans quinquennaux (centralisation extrême de l’économie  Kremlin) Force d’attraction du modèle + Diffusion du modèle Influence sur l’Europe de l’Est : démocraties populaires dans les Etats satellites) ; Diffusion du modèle en Chine : République populaire de Chine proclamée en 1950 par Mao, mais l’alliance signée cette même année s’achève en 1960.

1947 : la rupture:

1947 : la rupture « Tactique du salami » : expression inventée par Rákosi, chef du Parti communiste hongrois, pour décrire l'élimination progressive des pouvoirs extérieurs au communisme (Église, autres partis…), « tranche après tranche, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien ».

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Doctrine Truman, mars 1947 Les Etats-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives d’asservissement par des minorités armées, ou des pressions venues de l’extérieur. […] Notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier […]. Chaque nation se trouve désormais en face d’un choix à faire entre deux modes de vie opposés. L’un deux repose sur la volonté de la majorité et il est caractérisé par des institutions libres, un gouvernement représentatif, des élections libres, des garanties assurant la liberté individuelle, la liberté de parole et de religion, et l’absence de toute oppression politique. Quant à l’autre il repose sur la volonté d’une minorité imposée par la force à la majorité. Il s’appuie sur la terreur et l’oppression, une presse et une radio contrôlée, des élections truquées et la suppression des libertés personnelles. Les semences des régimes totalitaires sont nourries par la misère et le dénuement. Elles croissent et se multiplient dans le sol aride de la pauvreté et du désordre. Elles atteignent leur développement maximum lorsque l’espoir d’un peuple en une vie meilleure est mort. Cet espoir, il faut que nous le maintenions en vie. Les peuples libres du monde attendent de nous que nous les aidions à sauvegarder leurs libertés. H.S Truman [président des Etats-Unis], Mémoires , Plon, 1955 Doctrine Jdanov, sept, 1947 Le but que se pose le nouveau cours expansionniste des Etats-Unis est l’établissement de la domination mondiale de l’impérialisme américain. Ce nouveau cours vise à la consolidation de la situation de monopole des Etats-Unis […] établi par suite de la disparition de leurs deux concurrents les plus grands – l’Allemagne et le Japon – et par l’affaiblissement des partenaires capitalistes des Etats-Unis : l’Angleterre et la France. Ce nouveau cours compte sur un large programme de mesures d’ordre militaire, économique et politique, dont l’application établirait dans tous les pays visés par l’expansionnisme des Etats-Unis la domination politique et économique de ces derniers , réduirait ces pays à l’état de satellites des Etats-Unis. […] C’est aux partis communistes qu’incombe le rôle historique particulier de se mettre à la tête de la résistance au plan américain d’asservissement de l’Europe. […] Les communistes doivent être à la force dirigeante qui entraîne tous les éléments antifascistes épris de liberté à la lutte contre les nouveaux plans expansionnistes américains d’asservissement de l’Europe. A. Jdanov [représentant l’URSS à la conférence des PC européens]. Confrontez ces deux textes pour montrer en quoi ils représentent un moment clé de la Guerre Froide

Application concrète de la doctrine Truman : endiguement:

Application concrète de la doctrine Truman : endiguement Bloc de l’Ouest Plan Marshall, 5 juin 1947 : constat des difficultés économiques européennes → aide économique pour l’Europe afin d’éviter le chaos économique, social , politique USA se présentent en défenseur du monde, de la paix Pas dirigé contre l’URSS libéralisme économique et politique → favoriser le commerce mondial 1947 – 1951 : plus de treize milliards de dollars de l'époque (dont onze milliards en dons) pour 16 pays européens, soit environ 4 % du PNB pendant cinq ans. Bloc de l’Est Création du Kominform

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