CENTRE DE LOISIRS et DD compte rendu

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un centre de loisirs inscrit dans une perspective de développement durable Cirese consultants – Francas VILLE DE BOISSY SAINT-LEGER N. Gaudant – mars/mai 2010

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CE QUE LE DEVELOPPEMENT DURABLE VEUT DIRE : expression des participants Nature Ecologie et retour au naturel Retour au fondamental Utilisation de matériaux non toxiques Tri – recyclable Bio Pollution/adapter les modes de transport Energie Respect Long terme, perspectives Générations à venir : arrêter nos erreurs, nos excès Gâchis, trop/mal produire, trop/mal consommer. « C’est déjà pas mal ce qu’ils ont… » Des acquis à conserver (confort) Accès à tous ? + nature = + cher ? 400 gobelets /vaisselle Concept positif On en parle beaucoup mais pas beaucoup d’actions Pas ancré dans la réalité. Une attention nouvelle aux questions environnementales Des interrogations sur notre mode de vie, de production et de consommation Une première perception des responsabilités individuelles et collective vis-à-vis du « futur » Une notion floue, pas très concrète N. Gaudant – mars/mai 2010

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Quelques repères historiques Les principes de base Les trois piliers du développement durable Le pilier de la gouvernance Qu’est ce que le développement durable ? N. Gaudant – mars/mai 2010

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40 ans de prise de conscience 1968 : Club de Rome se pose la question d’un schéma de développement économique à l’infini (rapport Meadows en 71 puis « Halte à la croissance «  en 1972) 1974 : René Dumont, premier candidat écologiste aux élections présidentielles françaises 1987 : Notre avenir à tous - rapport Brundtland (CNUED) 1992 : Sommet de la Terre à Rio – lancement de la démarche des agenda 21 2002 : Sommet de Johannesburg (Rio +10) + traité sur la bio-diversité 2005 : Protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre 2009 : HOME ? Et plus sérieusement, le sommet de Copenhague sur le climat 4 N. Gaudant – mars/mai 2010

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Pourquoi cette prise de conscience ? Une croissance démographique mondiale et un mode de vie incompatibles avec les ressources naturelles, notamment fossiles (théorie du pic pétrolier, dite de Hubbert) L’urbanisation massive et ses conséquences (augmentation des surfaces artificialisées, déforestation, développement des transports…) Le constat que le progrès économique ne profite pas à tous, ni ne réduit les inégalités (1 milliard de personnes vit avec moins d’un euro par jour – Les inégalités s’accroissent depuis le milieu des années 90 ) Le doute quant à la réversibilité des évolutions (ex. : biodiversité, effet de serre, fonte du permafrost) et la capacité du progrès technique à apporter des solutions 5 N. Gaudant – mars/mai 2010

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Des constats partagés, des causes et des effets contestés Si les constats sont partagés (augmentation des températures, fonte des glaces, baisse de la biodiversité, accroissement de formes de misère, irresponsabilité des courtiers, etc.) Quasi impossibilité de comparer (pas de mesure sur les « temps d’avant », pas d’autre planète comparable…) Maîtrise encore insuffisante des phénomènes naturels qui ne permet pas d’anticiper sur les effets Difficulté à identifier la responsabilité de l’homme dans un monde qui a toujours évolué (la disparition d’espèces par exemple est bien antérieure à l’homo sapiens !) « Avant, je ne pensais pas que le danger était si grand… » H. KEMPF N. Gaudant – mars/mai 2010

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Des postures différentes Les constats Revenir aux années 50, 60…(Décroissance) Le progrès technique permettra de trouver les solutions Rien n’est prouvé, continuons… Donnons-nous les moyens de prévenir le pire (croissance zéro) N. Gaudant – mars/mai 2010

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Une définition du développement durable L’article L.110-1 du code de l’environnement adopte la définition du rapport Brundtland (principe n°3 de la Déclaration de Rio) Le développement durable vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. 8 N. Gaudant – mars/mai 2010

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« Penser durable » Ce n’est pas un nouveau champ d’action, ni une nouvelle politique C’est une nouvelle façon de penser qui repose sur : une vision positive de l’homme et du monde (c’est pourquoi il est utile d’agir, sinon à quoi bon ? ) : principe de responsabilité et non de culpabilité. les principes de prévention (anticiper sur les impacts), de précaution (s’abstenir si les conséquences sont difficiles à prévoir) et parfois de réparation le principe de solidarité entre génération et entre territoires (principe canadien) : c’est la notion d’intérêt général qui doit guider les choix 9 N. Gaudant – mars/mai 2010

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Les principes du développement durable 10 Développement durable « la pensée complexe » : mesurer en même temps les impacts environnementaux, sociaux et économiques Précaution (s’abstenir si les conséquences sont difficiles à prévoir) Participation Solidarité entre générations (ne pas amputer l’avenir de nos enfants et petits-enfants). Solidarité entre territoires (ce que nous faisons ici ne se fait pas au détriment de nos voisins …et réciproquement !) Utiliser au mieux les ressources (naturelles, culturelles, sociales, économiques, spatiales et temporelles Prévention (anticiper sur les impacts) Réparation N. Gaudant – mars/mai 2010

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Les 3 piliers du développement durable Pour le CIRESE : Traduire en « curseurs » pour vérifier que les actions menées permettent d’améliorer la situation relative à un enjeu spécifique, sans détériorer celles relatives aux autres. Exemple : je développe l’agriculture bio (+ environnemental) mais j’augmente les prix (- social) 11 N. Gaudant – mars/mai 2010

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Le pilier de la gouvernance Gouvernance ? Ni les experts, ni les décideurs, ni les gestionnaires ne sont parvenus à « penser complexe ». La gouvernance limite le risque de dogmatisme dans un domaine où l’on a peu d’assurance La gouvernance, c’est le fait de faire participer le plus grand nombre aux choix qui les concernent. N. Gaudant – mars/mai 2010

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N. Gaudant – mars/mai 2010 Petit exercice de prospective

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Le DD : un exercice prospectif A quel horizon ? « notion de générations futures » Quand nos enfants seront devenus adultes. Soit entre 20 et 30 ans. Question à poser : Dans quel monde nos enfants vivront-ils leur vie d’adulte, de professionnel, d’ami, de parent… ? Prospective =/= divination Identifier les futurs possibles, s’accorder sur le futur souhaitable, repérer les leviers d’action. N. Gaudant – mars/mai 2010

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4 champs prospectifs N. Gaudant – mars/mai 2010 3 QUESTIONS : 1 - Quelles tendances peut –on constater ces dernières années 2 - Quelles sont celles qui vont perdurer ? 3 - Quelles sont celles qui vont s’essouffler ou semblent être modifiées par les événements ? 2 ECHELLES : Locale (Boissy St léger) Globale (IDF/France/Monde)

Précisions de lecture : 

Précisions de lecture L’exercice de prospective réalisé avec les participants a permis de faire émerger 6 grands axes de progression (voir schéma diapositive suivante). Ces axes peuvent être les axes structurants du projet de centre de loisirs en mode durable ; ils positionnent ainsi le centre de loisirs : Comme un acteur du territoire boisséen, en lien avec d’autres acteurs, sur qui il peut s’appuyer mais également entraîner dans un mode plus durable Comme un acteur éducatif contribuant à la formation et l’épanouissement des enfants d’aujourd’hui/ adultes de demain Comme une organisation, qui emploie, consomme, produit des services en veillant à son impact environnemental, social, économique et qui favorise une gouvernance ouverte et participative. Pour chacun des axes, le centre de loisirs devra interroger ces 3 dimensions. Par exemple, il peut mettre en place, avec les enfants accueillis, un projet visant à réaliser un livret de présentation des acteurs du développement durable sur la commune, ceci étant la première étape de la mise en réseau de ces acteurs autour de projets partagés. Mars-mai 2010 N. Gaudant

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