immunologie des infections parasitaires

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By: belka2a (126 month(s) ago)

mille merci tu ma sauvé la vie =)

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Immunologie des infections parasitaires : 

Immunologie des infections parasitaires

Introduction : 

Introduction Les infections parasitaires constituent l'une des principales causes de mortalité et de morbidité dans le monde. par ordre de fréquence, on peut citer les agents du paludisme, des leishmanioses, et des trypanosomiases responsables de la maladie de Chagas (Trypanosoma cruzii) et de la maladie du sommeil (T. rhodesiense, T. gambiense). vers tels que les cestodes (hydatidose), les trématodes (bilharziose) et les nématodes (trichinose, filariose lymphatique, onchocercose et ankylostomiase).

Introduction : 

Introduction Ces parasites sont caractérisés par leur remarquable adaptation à l'hôte et par la complexité de leur cycle. La réponse immunitaire est elle-même complexe et varie en fonction du stade de développement du parasite intrication très étroite entre les phénomènes immunopathologiques et les réactions de protection. Dans les cas d’infection à évolution chronique, la réponse immunitaire de l'hôte n'est pas stérilisante mais confère une certaine résistance à la réinfection. La guérison apparente de certaines parasitoses (ex: toxoplasmose, leishmaniose cutanée) correspond plutôt à un confinement de l'infection qui pourra être réactivée en cas de déficit immunitaire de l'hôte (ex: SIDA).

Mécanismes d’échappementet d’adaptation des parasites : 

Mécanismes d’échappementet d’adaptation des parasites

Slide 5: 

Tous les parasites qui ont survécu après des millions d'années d'interactions avec leurs hôtes, ont développé de multiples mécanismes d'adaptation à la réponse immunitaire de l'hôte.

Résistance au complément : 

Résistance au complément Associée à la virulence (ex:Leishmania tropica sensible à la lyse par le complément provoque une infection localisée spontanément curable dans la peau,tandis que L. donovani résistant au complément provoque une infection disséminée souvent fatale). Différents mécanismes de résistance ont été développés. Ex:le lipophosphoglycane de la surface de L.major active le complément mais tient le complexe d'attaque membranaire à distance du corps du parasitequi échappe à la lyse.

Séquestration anatomiqueet résistance à la lyse intracellulaire : 

Séquestration anatomiqueet résistance à la lyse intracellulaire Les parasites intracellulaires qui infectent les monocytes-macrophages ont développé différents mécanismes de résistance aux dérivés actifs de l'oxygène et aux enzymes Iysosomiales(ex: Les toxoplasmes et les leishmanies pénètrent dans la cellule par des voies qui n'activent pas la réaction oxydative). Les leishmanies, au sein des phagolysosomes, neutralisent les dérivés actifs de l'oxygène. La localisation intracellulaire dans des cellules incapables de se défendre (cellules dendritiques pour les leishmanies, cellules tissulaires pour les toxoplasmes etc ...) ou l'enkystement dans certains sites anatomiques permettent à certains parasites d'échapper aux effecteurs de l'hôte (ex: kyste hydatique, toxoplasme dans le cerveau).

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L'infection de cellules présentatrices d'antigène non professionnelles empêche l'initiation rapide de la réponse immunitaire, ce qui laisse le temps au parasite de s'établir ou de se disséminer chez son hôte. L'immunité sera alors tributaire d'un mécanisme de présentation antigénique indirect après capture par les cellules présentatrices d'antigène professionnelles des molécules parasitaires (antigènes sécrétés ou libérés par la destruction des cellules infectées).

Echappement à la reconnaissance : 

Echappement à la reconnaissance Les parasites ont développé différents procédés de dissimulation, de diversion ou de modification séquentielle de leurs antigènes, par exemple, les schistosomes, lors de leur pénétration dans la peau, acquièrent des Ag de l'hôte. lors de leur pénétration dans la peau, acquièrent des Ag de l'hôte. Certains parasites produisent des leurres antigéniques en exposant des structures immunodominantes répétitives masquant les épitopes mineurs qui sont impliqués dans la protection.

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D'autres parasites modifient leurs Ag de surface en utilisant des mécanismes de réarrangements géniques (transposition, commutation) comparables à ceux mis en jeu par l'hôte pour former les récepteurs Tet B Pour d'autres parasites, ces modifications antigéniques sont induites par la réponse immunitaire de l'hôte (Plasmodium,Babesia) ou bien accompagnent les stades successifs de développement du parasite (Plasmodiuml Schistosomes).

Action sur les réponses immunitairesde l'hôte : 

Action sur les réponses immunitairesde l'hôte La production d'Ag solubles forme un écran qui neutralise les Ac à distance du parasite. Des facteurs suppresseurs peuvent être produits par les parasites eux-mêmes ou par les macrophages de l'hôte infecté. Ces facteurs immunosuppresseurs peuvent avoir un rôle favorable à certains stades de l'infection. Certains parasites interfèrent avec la présentation de l'Ag (diminution d'expression des molécules du CMH, inhibition de synthèse d'IL-l, inhibition d'expression des molécules costimulatrices CD80 ou CD86); en conséquence, les lymphocytes T spécifiques sont moins bien stimulés et deviennent anergiques.

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Dichotomie des réactions induites par les leishmanies.

Les mécanismes effecteurs : 

Les mécanismes effecteurs Ces mécanismes sont différents selon la nature du parasite. Les protozoaires à développement intra-cellulaire (toxoplasme, leishmanies, trypanosomes) sont contrôlés surtout par les lymphocytes T, les macrophages et les cytokines de type 1. Les parasites métazoaires mettent en jeu des mécanismes effecteurs beaucoup plus complexes, où les Ac et différentes cellules cytotoxiques (macrophages, éosinophiles) jouent un rôle essentiel.

Mécanismes de défense vis-à-visdes schistosomes. : 

Mécanismes de défense vis-à-visdes schistosomes.

Lymphocytes T : 

Lymphocytes T

Macrophages : 

Macrophages Les macrophages ont une fonction effectrice directe par leurs propriétés de phagocytose et de destruction des parasites intracellulaires mais aussi indirecte par la synthèse de différents médiateurs de la réaction inflammatoire. La phagocytose peut être déclenchée par l'interaction directe d'Ag de surface du parasite (ex: lipophosphoglycane de L. major) avec des intégrines du macrophage ou favorisée par activation de la voie alterne du complément par le parasite (ex: activité protéasique de la protéine gp63 de L. mexicana). l'activité cytotoxique des macrophages s'exerce vis-à-vis des parasites extracellulaires par un mécanisme d'ADCC en présence d'Ac IgE, IgG ou IgA et par la sécrétion de TNFa qui peut être toxique pour certains parasites.

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La lyse intracellulaire est assurée par la production de dérivés actifs de l'oxygène (propriété augmentée par l'action de l'IFNy et du TNFα) mais surtout par la voie du monoxyde d'azote, stimulée par ces mêmes cytokines, qui joue par exemple un rôle essentiel dans la destruction de T.gondii ou des leishmanies La production de TNFa, cofacteur essentiel pour l'induction de la NO synthase, est régulée par l'IL-10. Dans de nombreuses affections parasitaires il y a formation d'un granulome, comme, par exemple, autour des oeufs de schistosomes localisés dans le foie.

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Cette réaction est T-dépendante, consécutive à l'action de l'IFNy et du TNFa. C'est une réaction chronique au cours de laquelle les macrophages s'accumulent et produisent des facteurs chimiotactiques stimulant les fibroblastes aboutissant à la formation d'une capsule fibreuse. Cette réponse Thl initiée par les formes larvaires se complète d'une réponse des lymphocytes T CD4+ de type 2 induite par les Ag des oeufs. Par la production d'IL-S, celle-ci recrute de nombreux éosinophiles dans les granulomes bilharziens.

Autres cellules : 

Autres cellules Les éosinophiles peuvent intervenir dans la défense contre les parasites comme Trypanosoma cruzii, Schistosoma mansoni, ou Trichinella spiralis. Le nombre des éosinophiles dans le sang et les tissus est augmenté dans un grand nombre d'infections parasitaires sous l'influence de l'IL-5 produite par les cellules Th2. Le rôle protecteur des éosinophiles in vivo est démontré dans les infections par Trichinella spiralis ou Schistosoma mansoni qui sont aggravées par l'administration d'Ac anti-éosinophi1es ou anti-IL-5. l'activité cytotoxique des éosinophiles est stimulée par le TNFα, l'IFNy et le GM-CSF; elle est induite par les Ac de classe IgE, IgA ou IgG et elle met en jeu différents mécanismes et particulièrement les propriétés toxiques de la protéine basique majeure.

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Les mastocytes participent à cette réaction de défense. Au cours de leur réaction de dégranulation, ils libèrent du TNFa préformé et synthétisent IL-3, IL-4, GM-CSF et TNFa. Ils stimulent aussi la sécrétion de mucus intestinal et le renouvellement de l'épithélium, ce qui favorise l'expulsion des vers intestinaux. l'augmentation de perméabilité intestinale induite par les médiateurs mastocytaires permet la diffusion d'Ac sériques et de complément dans la lumière intestinale. Les plaquettes activées par différentes cytokines, peuvent être cytotoxiques vis-à-vis de T.gondii, T.cruzii et Schistosoma mansoni.

Les anticorps : 

Les anticorps Les Ac spécifiques jouent un rôle important dans le contrôle des parasites extracellulaires. Ils bloquent en outre l'invasion de cellules cibles par des parasites intracellulaires au cours de leur transport dans le sang. Par contre ils n'ont pratiquement plus d'effet lorsque le parasite a pénétré dans la cellule de l'hôte. Les rôles des Ac sont très différents selon le type de maladies parasitaires et le stade de l'infection.

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Les Ac peuvent directement léser le parasite en présence de complément (ex: trypanosome, plasmodium au stade sporozoïte). Ils peuvent bloquer la fixation du parasite aux cellules-hôtes (ex: Trypanosoma cruzii, Toxoplasma gondii, Plasmodium au stade sporozoïte et mérozoïte). Ils peuvent stimuler la phagocytose (ex: Plasmodium spp, Trypanosome). LesAc IgG opsonisent et provoquent l'ingestion des toxoplasmes dâns des vésicules de phagocytose qui fusionnent avec les lysosomes pour détruire le parasite, contrairement au mécanisme spontané de pénétration active du toxoplasme.Les Ac peuvent aussi déclencher des réactions d'ADCC qui mettent en jeu les éosinophiles, les neutrophiles,les plaquettes et les macrophages (ex: Schistosomes,filaires, Trichinella spiralis) ou le monocytes/macrophages (toxoplasmes, plasmodies). La classe del'Ac joue un rôle essentiel dans son effet biologique.Des études récentes montrent que les enfants infectés par des schistosomes sont protégés vis-à-vis de la réinfection s'ils ont des taux élevés d'Ac IgE alors qu'ils sont sensibles lorsqu'ils ont des taux élevés d'Ac IgG4

Effets immunopathologiquesdes infections parasitaires : 

Effets immunopathologiquesdes infections parasitaires La plupart des infections parasitaires s'accompagnent d'une vigoureuse activation polyclonale des lymphocytes B avec hypergammaglobulinémie atteignant parfois des taux considérables. La formation de complexes immuns est donc fréquente. Ceux-ci peuvent se déposer sur les reins, comme dans le syndrome néphrotique de la fièvre quarte du paludisme. Les IgE produites dans les infections par des helminthes peuvent exceptionnellement être à l'origine de choc anaphylactique. Dans les réactions granulomateuses, le granulome a un rôle pathogène direct, en schistosomiase, dans l'occlusion vasculaire. Cette dernière peut conduire à l'hypertension portale et à la fibrose hépatique dans la bilharziose hépatosplénique. Une réaction inflammatoire liée à une réponse Th2 est également impliquée dans la cécité de l'onchocercose.

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Des auto-Ac dirigés contre les érythrocytes, les lymphocytes ou l'ADN sont produits par activation polyclonale dans le paludisme et la trypanosomiase. Les Ac dirigés contre d'autres parasites peuvent, par réaction croisée, se fixer sur les tissus de l'hôte. Par exemple la cardiomyopathie, l'hypertrophie oesophagienne et le mégacôlon de la maladie de Chagas seraient dus à une réaction auto-immune dirigée contre divers Ag dont la laminine et une protéine d'hôte exprimée dans le tissu nerveux périphérique. Les Ac, mais surtout les lymphocytes CD4+, participent à ces lésions.

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La production excessive des cytokines en particulier de TNFα est à l'origine des manifestations cérébrales du paludisme. Des essais de traitement de ces formes souvent mortelles par des Ac anti-TNFα sont en cours d' évaluation Le TN F et d'autres cytokines produites en cascade expliquent probablement la fièvre, l'anémie, la diarrhée et les manifestations pulmonaires du paludisme. l'intensité du paludisme cérébral semble liée au polymorphisme du gène duTNF. Enfin le déficit immunitaire des infections parasitaires, associé à la malnutrition, explique la grande sensibilité de ces malades vis-à-vis de diverses infections intercurrentes. Le paludisme serait un cofacteur du lymphome de Burkitt chez les enfants d'Afrique Centrale infectés à la naissance par le virus d'Epstein-Barr

Vaccins antiparasitaires : 

Vaccins antiparasitaires

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