Slide1 : Prise en charge diagnostique des méningo-encéphalites DES Bactériologie-Virologie Astrid Perret-Desbat
Damien Fournier
Slide2 : PLAN 1. Méningo-encéphalite-définitions
2.Etiologie
3. Diagnostic étiologique
4. Kit méningo–encéphalite
Slide3 : Inflammation de l’encéphale (encéphalite) associée à une méningite lymphocytaire
Atteinte du SNC
- troubles de la conscience
- crises comitiales
- signes déficitaires
une méningite clinique ou biologique (PL à liquide clair)
Exclusion des méningites purulentes avec signes neurologiques 1. Méningo-encéphalite : définitions +
Signes d’encéphalite : Signes d’encéphalite Signes de dysfonctionnement du système nerveux central
associant :
des troubles de conscience allant de simples troubles de vigilance au coma profond
des crises convulsives focalisées ou généralisées, parfois un état de mal de pronostic péjoratif ;
des signes de focalisation : mono ou hémiplégie, paralysie des nerfs crâniens, mouvements anormaux (tremblement, myoclonies) ;
des troubles du comportement ;
des troubles neurovégétatifs : irrégularité du pouls, de la TA, de la température ;
Diagnostics différentiels = état de mal fébrile, thrombophlébite cérébrale….. 1. Méningo-encéphalite : définitions
Slide5 : Signes cliniques de méningite Signes fonctionnels - Céphalées Constantes, précoces, intenses, diffuses (prédominance frontale), violentes, exagérées par le bruit (phonophobie), la lumière (photophobie), les mouvements, non calmées par les antalgiques habituels, - Vomissements Inconstants mais précoces, en jets, provoqués par les changements de position - Constipation Inconstante (diarrhée chez l’enfant) Signes physiques - Raideur méningée (Signe de Kernig, signe de la nuque de Brudzinski) Syndrome infectieux associé - Fièvre à 39°C - 40°C avec frissons, sueurs et myalgies 1.Diagnostic méningo-encéphalite
Slide6 : 1.Diagnostic méningo-encéphalite Signes biologiques de méningite lymphocytaire LCR clair
Pléiocytose majoritairement lymphocytaire (10-500/mm3)
Hyperprotéinorachie inconstante ou modérée Examen clé : Ponction lombaire
Elle permet de confirmer le diagnostic de méningite
Elle devra être précédée d’un scanner cérébral en cas de signes de focalisation ou d’HTIC, de troubles de la conscience, de convulsions.
Slide7 : Etiologie non infectieuse des méningo-encéphalites Auto-immune (Neurolupus, Behcet, Hashimoto….)
Néoplasique
Méningites carcinomateuses : lymphome cérébral, épendymome, médulloblastome, métastases d’un primitif : pulmonaire, sein, mélanome, hémopathie ….
Troubles hémodynamiques
Toxique
Encéphalopathie saturnine 2.Etiologie
Slide8 : Virus
Virus du groupe herpes
Entérovirus
Virus des oreillons
Arbovirus
VIH
Virus de la rage
Virus de la rubéole
Virus de la rougeole
Virus de la grippe
… Bactéries
Listeria
Mycobacterium tuberculosis
Neisseria meningitidis
Leptospira
Brucella
Borrelia / Treponema
Mycoplasma / Chlamydia
Legionella
Rickettsia
Bartonella
Tropheryma Parasites/Champignons
Plasmodium falciparum
Toxoplasma gondii
Trypanosoma
Toxocara
Amibiases
Cryptococcus neoformans Etiologie infectieuse des méningo-encéphalites 2.Etiologie
Slide9 : Etiologie infectieuse des méningo-encéphalites
Fréquence chez l’enfant 2.Etiologie
Slide10 : Etiologie infectieuse des méningo-encéphalites
Fréquence chez l’adulte 2.Etiologie
Slide11 : Méningo-encéphalites infectieuses : Virus
Enterovirus (80 à 90 % des méningites virales)
Surtout
- Recrudescence estivo-automnale
- Syndrome infectieux + syndrome méningé +/- encéphalite (en principe, absence de signes de focalisation)
+ Signes associés : Exanthème, éruption pied-main-bouche, myalgies, Sd respiratoire, hépatite, myocardite (nouveau-né)
Biologie
LCR : Pléiocytose lymphocytaire, discrète hyperprotéïnorachie (<1g/L) , glycorachie N,
Diagnostic par PCR (RT-PCR), culture
- Bon pronostic (amélioration clinique < 48h) sauf chez nné 2.Etiologie coxsakievirus A7, A9, B1 à B5
echovirus 2, 3, 4, 7, 9, 11, 14, 16, 17, 18, 19, 25, 30 et 33
entérovirus 71
Slide12 : Herpes simplex virus 1 & 2
- Encéphalite aiguë focale nécrosante et hémorragique.
- Urgence thérapeutique affectant les lobes temporaux.
- Début (le plus svt insidieux) associant un syndrome grippal, une asthénie, voire une AEG, fièvre élevée, un syndrome méningé inconstant, un syndrome encéphalitique : troubles de vigilance, crises convulsives, hallucinations, troubles mnésiques.
- IRM : hypersignaux des pôles temporaux
Biologie : LCR
hypercytose à prédominance lymphocytaire (<150 éléments par mm3) hyperprotéinorachie modérée (<1g/l); glycorachie normale.
Svt faiblement hémorragique (10 à 1000 hématies) par la nécrose
Diagnostic direct par PCR
- Traitement par Aciclovir IV Méningo-encéphalites infectieuses : Virus 2.Etiologie
Slide13 : Virus des oreillons
- Taux d'encéphalite secondaire aux oreillons ~ 5 cas/1 000
Taux de létalité ~1,4 %
Rare en France depuis vaccination
- Signes clinique associés : fièvre modérée, parotidite..
- Biologie :
LCR : Pléïocytose variable : 20 à 2000 cellules/mm3 à prédominance lymphocytaire, hyperprotéinorachie (de N à très )
Hyperamylasémie
Isolement en culture, RT-PCR à partir du LCR
Sérologie : recherche d’IgM spécifiques Méningo-encéphalites infectieuses : Virus 2.Etiologie
Slide14 : Les Arbovirus
- Arthropod-borne-virus
Infections transmises à l’homme par piqûre d’arthropodes hématophages infectés
- Notion de voyage
- Atteintes du SNC très variées, de la simple méningite à liquide clair aux tableaux encéphalitiques gravissimes.
- Durée d’incubation courte
- Clinique: méningo-encéphalite de symptomatologie riche et variée.
EEG montrant toujours des altérations diffuses
- Biologie
LCR : pléïocytose lymphocytaire
Diagnostic sérologique +++, culture Méningo-encéphalites infectieuses : Virus 2.Etiologie
Slide15 : Virus de la rage
- Encéphalomyélite dont l'évolution est toujours fatale
- Notion de morsure animale, stt en Asie, Afrique, Am latine
Clinique : rage déclarée
Présence de démangeaisons, de paresthésies et de douleurs autour du point d'inoculation.
Salivation très importante, respiration saccadée, accès de fièvre, contractures, spasmes douloureux (à la moindre excitation), tremblements, hallucinations, délire, modification de la voix.
- Biologie :
RT-PCR (LCR)
Mise en évidence l'antigène du virus de la rage grâce à l’IF directe (LCR)
Sérologie (LCR)
Isolement viral (biopsie cutanée, salive) Méningo-encéphalites infectieuses : Virus 2.Etiologie
Slide16 : 2.Etiologie Méningo-encéphalites infectieuses : Virus HIV (Stade SIDA)
Clinique
début insidieux : troubles de l'humeur, de l'attention, de mémoire
phase d'état : tableau de démence sous-corticale : anosognosie, aphasie et apraxie dynamiques, troubles moteurs (équilibre, motricité) et sphinctériens
phase terminale : mutisme akinétique, état grabataire…
IRM : hypersignaux en T2 bilatéraux et symétriques périventriculaires prédominant dans les lobes frontaux et pariétaux
Diagnostic biologique
Notion de taux de CD4 < 200/mm3 (actuel ou passé )
Méningite lymphocytaire aseptique normoglycorachique
PCR sur LCR
Ag p24 dans le LCR
Slide17 : Encéphalites post-éruptives Virus de la rougeole
Méningo-encéphalite survenant le plus svt entre le 3e et 7e jour de l'éruption
Début brutal avec fièvre et des troubles neurologiques divers : convulsions, troubles de la conscience,troubles psychiques, troubles neurologiques focalisés…
LCR : pléïocytose lymphocytaire.
L'E.E.G. est perturbé et montre des ondes lentes de souffrance cérébrale. Méningo-encéphalites infectieuses : Virus Virus varicelle
Exceptionnelle (2/10.000)
Encéphalite par démyélinisation périveineuse très souvent localisée au niveau du cervelet, réalisant une ataxie cérébelleuse aiguë.
Encéphalite post-éruptive apparaissant en moyenne 5 jours après l'exanthème.
Ataxie régressant sans séquelles. 2.Etiologie
Slide18 : Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries Listeria monocytogenes :
- Favorisée par l’immunodépression
- Début progressif
- Sd méningé atypique avec signes d’atteinte du tronc cérébral :
- Paires crâniennes = Rhomboencéphalite (paralysie pharyngo-laryngée, oculomotrice)
- Sd cérébelleux, atteinte des voies sensitives ou motrices
Biologie
LCR clair, panaché, hyperprotéinorachie et hypoglycorachie
ED du LCR (bacille Gram +)
Culture : mobile 22°C, immobile 37°C colonies transparentes ß-hémolytiques sur GS, catalase +, esculine + 2.Etiologie
Slide19 : Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries 2.Etiologie Neisseria meningitidis: Début souvent brutal, syndrome méningé franc - Signes associés: angine, rhinopharyngite, purpura (60 %) d'importance variable
Méningo-encéphalite : rare, coma fébrile +/- atteinte des nerfs crâniens
- Biologie :
LCR clair si début de l’infection, si décapité par ttt ATB
≈ biologie méningo-encéphalite à Listéria
ED (LCR): cocci gram – en grain de café
Culture sur GS, choc sous CO2 (LCR, hémoc)
PCR (LCR) universelle et/ou spécifique
Recherche Ag solubles Diagnostic
Slide20 : Mycobacterium
- Immunodépression, stt sujets immigrés
- Début progressif
- Signes cliniques : Troubles de l’humeur, du comportement, fièvre modérée, sueurs, baisse de l’état général.
+ Sd méningé, troubles de la conscience, obnubilation, voire signes neurologiques focaux
- Biologie
LCR : pléïocytose lymphocytaire, hypoglycorachie, hyperprotéinorachie (>2g/l), hypochlorurorachie, hyponatrémie sanguine
ED : Zhiel, acridine
PCR (mauvaise Se ≈ 104/mL)
Cultures (MGIT, Coletsos…) Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries 2.Etiologie Diagnostic direct
Slide21 : Leptospira Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries 2.Etiologie - Anthropozoonose, bactérie émise par les urines d'animaux infectés
Homme infecté par contact avec eaux douces, sols souillés urines ou tissus d’animaux infectés (rongeurs +++).
Loisirs à risques (baignades, pêche), professions à risques (égoutiers, agents de voirie…)
Incidence en France : 0,5/100000, x 20-200 (DOM-TOM)
Clinique :
Syndrome grippal +/- défaillances multiviscérales (dont forme ictéro-hémorragique = maladie de Weill avec atteintes rénale, hépatique,…)
Atteinte neurologique dans 70% des cas, associée ou non aux autres manifestations (formes méningées pures = bénignes)
- Biologie :
LCR : pléiocytose lymphocytaire, hyperprotéinorachie
culture tween-albumine EMJH à 30°C à l'obscurité
sérologie
amplification génique (PCR) Diagnostic
Slide22 : Borrelia burgdorferi
- Transmission par piqûre de tiques (Ixodes)
- Individus à risque : chasseurs, gardes forestiers, bûcherons
- Symptomatologie en 3 phases
phase primaire : érythème chronique migrant
phases secondaire : asthénie, céphalées, douleurs articulaires et musculaires, paralysie faciale, péricardite et méningo-encéphalites - Méningo-encéphalite d’évolution plutôt chronique (qq sem à qq mois après la phase primaire)
Biologie :
Pléïocytose lymphocytaire
Sérodiagnostic sang (peu Spécifique)
Biologie moléculaire : PCR +/- séquençage
Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries 2.Etiologie
Slide23 : Brucella melitensis
Anthropozoonose
Contexte (éleveurs, bouchers,
consommation de fromage de fabrication
artisanale)
Biologie :
LCR : pléïocytose lymphocytaire, protéinorachie élevé,
glycorachie normale/basse
Culture du LCR :
pousse lentement sur milieux ordinaires
cocco-bacilles Gram-, colonies oxydase + , uréase +
Biologie moléculaire : séquençage
Sérologie Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries 2.Etiologie
Slide24 : Mycoplasma pneumoniae Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries 2.Etiologie - Responsable d’infections respiratoires aiguës chez l'enfant et l'adulte jeune
- Méningo-encéphalite : manifestation associée rare apparaissant 3 à 15 j après début des signes respiratoires
- Biologie :
Diagnostic : PCR et culture (LCR, prelevt pharyngé), sérologie
Si PCR (LCR) + : diagnostic certain
Si culture ou PCR (prel pharyngé) + et sérologie + : probable
Si sérologie + : possible
Slide25 : Méningo-encéphalites infectieuses :Bactéries Autres bactéries
Rickettsia
Méningite lymphocytaire, syndrome confusionnel, coma, crises convulsives,atteinte du nerf acoustique
Diagnostic repose surtout sur la sérologie (IF indirecte)
Treponema pallidum
2 à 5 ans après primo-inoculation : syphilis tertiaire
Diagnostic : sérologique, PCR
2.Etiologie
Slide26 : Méningo-encéphalites infectieuses : Parasites/Champignons Plasmodium falciparum
- Notion de séjour ou passage en région d'endémie
- Signes neurologiques avec fièvre élevée, convulsions, coma, souvent hépatomégalie
Biologie :
LCR habituellement normal
NFP : anémie, thrombopénie. Biologie évocatrice d’une IR
- Diagnostic par frottis sanguin, QBC, recherche d‘antigènes circulants (test immunochromatographique type ICT Malaria) , PCR 2.Etiologie
Slide27 : Cryptococcus neoformans
- Patients immunodéprimés +++
- Début insidieux et progressif (plusieurs semaines à plusieurs mois) Céphalées, modification du caractère, paralysie de nerfs crâniens Puis syndrome méningé plus franc
Biologie :
LCR clair avec formule mixte ou lymphocytaire (10 à 100/éléments/mm3), hyperprotéinorachie et hypoglycorachie
Mise en évidence des levures, par test à l'encre de Chine
Mise en évidence de l'antigène capsulaire dans le LCR, le sérum, les urines, le LBA par un test d'agglutination
Rq : la cytochimie du LCR peut être normale chez le sidéen Méningo-encéphalites infectieuses : Parasites/Champignons 2.Etiologie
Slide28 : Toxoplasma gondii
- Sujets immunodéprimés (résultat d'une réactivation d'une infection ancienne) Méningo-encéphalites infectieuses : Parasites/Champignons 2.Etiologie - Signes cliniques (apparition lente chez sidéen) : maux de tête résistants aux antalgiques, fièvre modérée
+/- déficit neurologique localisé (hémiplégie…), convulsions, troubles de la conscience (encéphalite survenant pour LT.CD 4 + < 100-200/mL)
Tomodensitométrie (TM) ou IRM permettent de localiser les petites lésions de forme ronde très révélatrices de la présence de toxoplasmose
Biologie
LCR avec cytochimie normale (inf° chronique)
Diagnostic par PCR +++ (ADN de Toxoplasma gondii)
Pas de sérologie chez ID
Slide29 : Virus
Virus du groupe herpès
Entérovirus
Virus de la rougeole
Virus de la rubéole
Virus des oreillons
Virus de la grippe
Virus de la rage
Virus des fièvres hémorragiques
Arbovirus
VIH Bactéries
Mycobacterium tuberculosis
Listeria
Neisseria meningitidis
Brucella
Borrelia / Treponema
Mycoplasma/Chlamydia
Legionella
Rickettsia
Bartonella
Tropheryma
Leptospira Parasites/Champignons
Plasmodium falciparum
Cryptococcus
Toxoplasma gondii
Trypanosoma
Toxocara
Amibiases Traitement spécifique / Traitement symptomatique
Pronostic en fonction de l’étiologie : Étiologie habituellement bénigne :
Globalement les méningo-encéphalites à traitement seulement symptomatique
Méningo-encéphalites virales SAUF :
Herpès
VIH
PESS
Rage
West Nile
Leptospira Pronostic en fonction de l’étiologie 3. Diagnostic étiologique
Slide31 : Constamment mortelles :
Rage
PESS
VIH (long terme)
Pronostic fonctionnel engagé :
Herpès
Neisseria meningitidis
Encéphalite post-rougeoleuse
Neuro-paludisme
Pour tous, fonction de la rapidité de la prise en charge, notamment lorsqu’il y a un traitement étiologique 3. Diagnostic étiologique Pronostic en fonction de l’étiologie
Chiffres mortalité : Chiffres mortalité Rubéole 20-50%
Rage 100%
Arbovirus 2-3% (encéphalite à tiques), 10-20% séquelles (japonaise 25% 80% séquelles)
Rougeole 10% (séquelles 20%, sauf PESS)
Herpès 80% hors ttt 3. Diagnostic étiologique
Slide33 : 3. Diagnostic étiologique Très nombreuses étiologies
Urgences diagnostiques et thérapeutiques / étiologies fréquentes et bénignes
Méthodes de diagnostic le plus souvent spécifiques d’une étiologie
Stratégie / conduite des investigations paracliniques
Slide34 : Eléments du Diagnostic étiologique Interrogatoire
Manifestations cliniques
Atteintes neurologiques centrales
Atteintes autres que neurologiques centrales
Imagerie
Biologie
Slide35 : Interrogatoire où ? région, si voyage(s) : pays visité(s), escale(s), ville ou campagne
quand ? durée du séjour, date de retour (temps d’incubation important), saison
qui ? profession, antécédents médicaux, comorbidités
comment ? alimentation, activités, baignade, contacts avec animaux, insectes, contacts sexuels à risque, contacts avec des malades
mode de survenue ?
vaccins ?
médicaments? (prophylaxie antipalustre, antibiotiques) 3. Diagnostic étiologique
Slide36 : Paludisme, trypanosomiases
Encéphalites équines : Est (USA), Ouest (USA), Vénézuela
Encéphalite West-Nile : Zoonose en Afrique, Moyen-Orient et Asie du Sud Est, récemment importation de cas en Europe centrale, USA, pourtour méditerranéen
Encéphalite européenne à tiques : Europe centrale et ouest
Encéphalite japonaise : zones rurales de certains pays asiatiques comme la Chine, la Corée, le Sud-Est asiatique, le sous-continent indien et certaines régions d'Océanie
Maladie de lyme : environnement forestier régions tempérées et froides de l'hémisphère nord, de la Chine à l'Amérique du Nord et de la Scandinavie à l'Afrique du Nord Interrogatoire: où ? 3. Diagnostic étiologique
Slide37 : Interrogatoire : quand ? 3. Diagnostic étiologique
Slide38 : Interrogatoire : quand ? 3. Diagnostic étiologique
Slide39 : Interrogatoire : mode de survenue ? Chronique, insidieux
- Infection parasitaire
Cryptocoque
- Infection bactérienne
Mycobacterium
Treponema
Borrelia burgdorferi
Brucella
- Infection virale
Rubéole
HIV 3. Diagnostic étiologique
Slide40 :
Brutal
- Infection parasitaire :
paludisme (mais variable)
- Infection bactérienne
listéria : progressif mais franc
Méningocoques
- Infection virale :
entérovirus Interrogatoire : mode de survenue ? 3. Diagnostic étiologique
Slide41 : Succédant à un épisode infectieux autre que neurologique (2 à 12 jours après)
- Encéphalite post-infectieuse
Après contact avec un animal
Piqûres d’insecte : palu, Lyme, encéphalite à tique
Morsure de chien : rage
Griffure de chat : bartonella,… Interrogatoire Interrogatoire : mode de survenue ? 3. Diagnostic étiologique
Slide42 : Interrogatoire : qui ? Comorbidité Immunodépression
- Statut sérologique ? VIH, SIDA
- Hypo-gammaglobulinémie:
Encéphalite chronique à entérovirus
- Traitement immunosuppresseur, ou déficit de l’immunité cellulaire :
HSV, encéphalite sub-aiguë due au virus de la rougeole, Adénovirus 3. Diagnostic étiologique
Slide43 : Interrogatoire : qui ? Profession :
- Maladie de Lyme : gardes forestiers, bûcherons
- Leptospirose : égoutiers, agents de stations d'épuration, d'entreprises de travaux publics, agriculteurs travaillant en terrain humide ou en rizières, forestiers, ...
- Brucellose : agriculteurs, éleveurs ou bergers, personnel des abattoirs, bouchers, vétérinaires 3. Diagnostic étiologique
Slide44 : Manifestations cliniques Éléments cliniques suggérant une atteinte du lobe temporal (troubles du comportement, hallucination, aphasie)
- Herpes virus
Adénopathie évoluant depuis 1 à 6 semaines suite à des griffures de chat
- Bartonella
Eruption / érythème
- Rickettsiose, Maladie de Lyme, HSV, varicelle, rougeole, mycoplasma, Coxsackievirus… 3. Diagnostic étiologique
Slide45 : Manifestations cliniques Paresthésie au site de la morsure :
- Rage
Syndrome parkinsonien :
- Virus de l’encéphalite Japonaise
Paralysie faciale centrale bilatérale :
- Maladie de Lyme 3. Diagnostic étiologique
Slide46 : Imagerie habituellement normale : surtout pour le diagnostic différentiel (abcès, AVC,…)
Herpès :
TDM : zone hypodense correspondant à de la nécrose dans la région temporale, fixant +/- le contraste, avec oedème périlésionnel important +/- déviation des structures médianes
IRM affine TDM
Toxoplasmose : abcès cérébraux multiples, aspect en cocarde avec halo hypodense d’œdème après injection de produit de contraste double dose
West-nile : anomalie de signal extensive dans les noyaux gris profonds 3. Diagnostic étiologique Imagerie Examens qui orientent le diagnostic
Slide47 : Biologie LCR
- Chimie : protéine, glucose +/- lactates, chlorures
Cytologie : hématies, leucocytes, formule
Bactériologie : culture, biologie moléculaire, recherche Ag solubles
Virologie : culture, biologie moléculaire
Recherche de cryptocoque (encre de chine)
Sang
- Biochimie : ionogramme
Sérologies bactériennes,virales, parasitaires
Parasitologie : recherche plasmodium
Autres
Écouvillons nasal, rectal
… 3. Diagnostic étiologique
Slide48 : Diagnostic étiologique Biologie PCR
Virologie :
Entérovirus :
PCR=Technique de référence pour LCR
Sensibilité = 90 % Spécificité = 100 %
Virus nu à ARN RT-PCR
HSV :
PCR=Technique de référence pour LCR
Sensibilité : 96%, spécificité : 98%
Virus enveloppé à ADN PCR Diagnostic rapide < 24h
Culture (faible sensibilité)
Moindre coût
Slide49 : Diagnostic étiologique Biologie Bactériologie :
PCR universelle 16 S
Gène codant pour l’ARN 16S = gène chromosomique de 1.500 pb, présent chez toutes les esp bactériennes = gène universel
Séquence spécifique pour chaque espèce
Séquence du gène correspondant est connue pour ≈ 4000 souches Extraction de l’ADN bactérien
Amplification par PCR
Séquençage des produits de PCR
Comparaison de la séquence obtenue avec une base de donnée (GenBank, EMBL) via internet
Si homologie 99-100%
identification de la souche PCR spécifiques
- méningocoque, pneumocoque, mycobactéries,….
4. Kit encéphalite : 4. Kit encéphalite Utilisé à l’hôpital de la Timone à Marseille (Laboratoire de bactériologie du Pr. Drancourt & D.Raoult)
Prescrit par les cliniciens si suspicion de méningite ou de méningo-encéphalite
Optimisation de la stratégie des examens complémentaires
Jour 1 : Jour 1 1 écouvillon rectal :
recherche BMR
1 écouvillon pharyngé :
entérovirus, grippe, VRS
1 tube LCR :(10 mL)
biochimie, cytologie
bactério,
viro (PCR Herpes, VZV, Enterovirus (été), culture)
ana path (recherche ¢ tumorales)
immuno (recherche synthèse intrathécale d’Ac)
parasito
1 tube hépariné : leptospire et culture de bactéries intra-cellulaires
1 tube sec : sérologies virales (HSV, VZV, CMV, EBV, entérovirus, West Nile, HIV 1 et 2, HTLV III)
2 tubes secs : sérologies bactériennes (rickettsies, germes atypiques)
1 tubes secs : sérologies parasitaires
2 tubes secs : sérothèque 4. Kit encéphalite : les prélèvements
Slide52 : 2 tubes secs sans gel :
sérologie HSV, VZV, CMV, EBV, entérovirus, West Nile, HIV 1 et 2, HTLV III
sérologie rickettsies, germes atypiques
sérologie toxoplasmose, shistosomiase
2 tubes secs avec gel : sérothèque 4. Kit encéphalite : les prélèvements Jour 15
Bordereau accompagnant les prélèvements : Bordereau accompagnant les prélèvements Véritable coopération clinico-biologique : le clinicien justifie sa prescription :
État civil du patient, mode de vie, voyages, contact, terrain
Signes cliniques particuliers (fièvre, amaigrissement, myalgies,…)
Signes biologiques (NFS, CRP, biochimie du LCR,…)
Signes radiologiques (œdème, hydrocéphalie, nécrose,…)
Fiche de consentement éclairé signée par le patient (autorisant des tests ultérieurs sur les prélèvements effectués à J1 pour le diagnostic rétrospectif de la méningo-encéphalite) 4. Kit encéphalite : fiche de prescription
Slide54 : 4. Kit encéphalite : fiche de prescription
Slide55 : 4. Kit encéphalite : fiche de prescription
Slide56 : 4. Kit encéphalite : fiche de prescription
Devenir du LCR : Devenir du LCR Prise en charge bactério classique : examen direct + mise en culture (Choc (CO2) + GS (CO2) + GS (ana))
Si < 50 éléments/mm3 Stop
Si > 50 éléments/mm3
PCR 16 S
PCR méningocoque
- Si une PCR + Stop
- Si PCR - et méningo-encéphalite prouvée
sérologies
PCR autres (BK, Lyme, Bartonella, HSV, champignons,…)
Cultures bactério (Rickettsies, spirochètes, BK…)
Cultures viro (Herpes, enterovirus…) 4. Kit encéphalite : stratégie +/- PCR de « 1ère intention » orientées en fonction de la formule et clinique Décision par biologistes Resp : M Drancourt
Slide58 : 4. Kit encéphalite : stratégie Devenir du LCR
Prise en charge classique : Examen direct (GRAM) + mise en culture standard (Choc (CO2), GS (CO2) et GS (ana))
Mise en culture « spéciales »: Mycobacterium, Rickettsia, Borrelia, Leptospira
Orientation des examens complémentaires par le Pr Drancourt en fonction des renseignements cliniques et de la cytochimie
PCR :16 S, méningocoque, Listeria, Champigons…
Sérologies bactériennes
Autres cultures
24h/24 en systématique Puis PCR HSV
PCR VZV
PCR Entérovirus (été) 24h/24 en systématique En fonction du contexte, examens complémentaires
Sérologies virales
Cultures
Autres PCR
Puis Bactériologie Virologie LCR
MENINGITES : Arbre décisionnel : Si Enterovirus Sortie du patient
Si bactérie Antibiothérapie
Si Méningocoque Antibiothérapie et prophylaxie de l’entourage Diagnostic clinique de méningite et/encéphalite
L.C.R.
PCR temps réel
MENINGITES : Arbre décisionnel
4. Kit encéphalite : fiche de prescription
Slide60 : Avantages
Avertit le laboratoire de l’existence d’une suspicion d’encéphalite
Coopération bactério-clinique. Hiérarchisation des examens complémentaires et des étiologies à rechercher en fonction de la clinique
Optimisation des prélèvements : effectués à J1 avant tout traitement.
Diminution des coûts d’hospitalisation
si diagnostic d’une étiologie bénigne (ex méningites infantiles à entérovirus)
diagnostic étiologique plus rapide 4. Kit encéphalite : discussion
Slide61 : Inconvénients
Rapport coût/bénéfice de la PCR systématique ?
Beaucoup de tubes prélevés : kit pédiatrique pour diminuer le volume ? (7 tubes secs)
Temps du clinicien pour remplir sérieusement les fiches de renseignement ? 4. Kit encéphalite : discussion
Slide62 : Entrevue avec un clinicien pédiatre (Dr Yves Gillet, HEH)
Oui pour le kit car permet de hiérarchiser la stratégie et de n’oublier aucune étiologie
Très utile notamment pour les méningites décapitées
A Lyon, manque PCR Mycoplasme (pas en urgence)
Oui pour examen direct et Gram pendant la nuit, suffit en corrélant avec la cytochimie dans l’urgence
PCR pas indispensable la nuit, mais penser aux longs week-ends
4. Kit encéphalite : Application de ce kit aux HCL : avis d’un clinicien
Slide63 : Proposition de Kit-Lyon : discussion Diagnostic clinique de méningite +/- encéphalite Kit : J0 = 2 tubes (hors bioch) LCR, 3 tubes secs, 1 écouvillon pharyngé, une série d’hémocultures, + bordereau commun Examen direct (Gram) + cytologie Ensemencement sur milieux standards Avant Ttt 24 / 24h Si ED + Stop
Si ED non conclusif PCR Herpes, Entérovirus, VZV PCR méningo +/-pneumo systématique 8-20h 7J/7 Si – :orientation examens par fiche renseignement En l’absence d’orientation spécifique
Slide64 : Annexe
Slide65 : Encéphalites liées aux Arbovirus
Famille des Togaviridae ; genre alphavirus
virus des encéphalites équines :Est (USA), Ouest (USA), Vénézuela
virus du Chikungunya : Afrique, Asie
Famille des Flaviviridae ; genre flavivirus
virus de l’encéphalite japonaise : Asie du Sud-Est (zone rurale)
- virus West-Nile ou du Nil occidental : Afrique, Moyen-Orient et Asie du Sud Est,
qq cas d’importation en Europe centrale, USA, pourtour méditerranéen
- virus de l’encéphalite européenne à tiques : Europe centrale et ouest (Alsace-Lorraine)
Famille des Bunyaviridae ; genre phlebovirus
- Virus toscana Méningo-encéphalites infectieuses : Virus 2.Etiologie http://www.gfrup.com/gfrup_urgence03_meningite_viro.pdf
Slide66 : IRM Herpes
Slide67 : Scanner Toxoplasmose
Slide68 : IRM West Nile